Informations sur les allergènes : les distributeurs ne respectent pas la loi

|

Un an après l’entrée en vigueur de l’obligation d’une information écrite sur la présence d’allergènes dans les aliments non-emballés, l’UFC-Que Choisir publie une enquête montrant que beaucoup de magasins de la grande distribution ne respectent pas encore la loi.

1/4 des 134 magasins de la grande distribution visités ne mentionnent pas la présence d'allergènes sur les produits alimentaires non emballés.
1/4 des 134 magasins de la grande distribution visités ne mentionnent pas la présence d'allergènes sur les produits alimentaires non emballés.© credit photos

Environ 6 à 9 millions de consommateurs souffrent d’allergies et d’intolérances alimentaires. Ainsi, pour prévenir ces risques, distributeurs et industriels sont dans l’obligation de mentionner la présence d’allergènes dans les produits alimentaires non emballés. Mais un an après l’entrée en vigueur de ce décret, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a mené une enquête, dans 375 commerces répartis dans 81 départements, et le constat est édifiant.

Le cas Auchan fait exception

Un quart des 134 magasins de la grande distribution ne respectent pas la loi. Si Monoprix est en tête avec 88 % de magasins visités publiant des listes d’allergènes, Géant-Casino est en queue de peloton avec seulement 57 % des magasins qui publient une liste. Le petit commerce est également dernier de la classe avec 75 % d’entre eux qui sont non-conformes.  En grande distribution, les consommateurs doivent trop souvent chercher les allergènes perdus dans des classeurs au milieu de centaines de références. En revanche, l’effort d’Auchan est à saluer avec la présence d’étiquettes, individuelles, lisibles placées sur chaque aliment. Face à ce constat, l’UFC-Que Choisir demande aux Pouvoirs Publics de contrôler l’application de cette nouvelle obligation réglementaire et de sanctionner les contrevenants. Elle réclame également une réécriture du décret pour préciser les modalités d’information des consommateurs afin que les allergènes soient indiqués sur des étiquettes individuelles placées directement auprès des aliments. Enfin, l’association s’oppose à la généralisation de l’étiquetage de précaution et saisit l’Anses pour que celle-ci encadre son utilisation.

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Recevez chaque semaine l'actualité des acteurs et les innovations produits de l'univers des 0-14 ans.

Ne plus voir ce message