INNOVATIONS

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Que restera-t-il de l'année 2005 pour les professionnels de la grande consommation ? La réforme de la loi Galland ? Certainement. Un recul historique des ventes annuelles de produits de grande consommation ? Bien évidemment. La morosité des consommateurs ? Probablement. Mais ce n'est pas tout. Il ne sert à rien de ressasser inlassablement les mêmes indicateurs, d'énumérer jour après jour les mêmes constats. Il est peu probable que la consommation reparte miraculeusement. Les consommateurs ne retrouveront pas le plaisir d'acheter d'un coup de baguette magique. Et les entreprises ne redresseront pas leurs comptes en broyant inexorablement du noir. Non, l'important est ailleurs. L'essentiel est d'agir, et donc, in fine, d'innover. C'est pourquoi, en se souvenant de l'année qui s'achève, il faudra également se remémorer les multiples chantiers lancés. Qu'ils soient petits ou grands, stratégiques ou pragmatiques.

Que dire de ces distributeurs qui retrouvent les bonnes vieilles pratiques commerciales d'antan (loteries...), de ces enseignes qui remettent au goût du jour le principe du « prêt-à-vendre », de ces informaticiens qui accélèrent et fiabilisent le flux d'information, de ces responsables qualité qui manient de mieux en mieux le principe de la traçabilité, ou de ces logisticiens qui traquent les ruptures en rayons ? Que penser de ces industriels qui élaguent leur portefeuille de marques, de ces fabricants qui rationalisent leurs sites de production ou de ces commerciaux qui optimisent leurs visites en magasins ? Cette année, plus encore que précédemment et sans doute moins que dans les mois à venir, innovation rime avec rationalisation. D'autant plus qu'à force de traquer les moindres économies, il en faut de l'imagination pour récupérer les euros tant recherchés !

Mais cela ne suffit pas. Car si les gains de productivité permettent indéniablement de résister quelque temps à l'érosion financière, ils n'impliquent en rien - ou peu - une croissance de la part de marché ou du chiffre d'affaires. Ici, la conquête passe par de nouveaux concepts (p. 20 à 24) et de nouveaux produits (p. 66 à 80). Industriels et distributeurs n'ont d'ailleurs pas ménagé leurs efforts. Certains en se positionnant d'emblée sur le créneau des prix bas. D'autres, au contraire, en jouant la carte de la valorisation . Voilà pourquoi 2006 ne doit pas être uniquement une année destructrice, de guerre des prix, en raison de la réforme de la loi Galland. Mais plutôt - et surtout - une année de relance de la consommation par le plaisir... de consommer. Ce qui, visiblement, n'est pas gagné.

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Article extrait
du magazine N° 1933

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