Services & Livraison

Instacart valorisé 7,6 milliards de dollars après avoir levé 600 millions

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Le service de la livraison alimentaire express disposerait d’une réserve de capital de 1,2 milliard de dollars, utilisée pour recruter au Canada et augmenter la notoriété du service auprès des consommateurs.

kroger x instacart
kroger x instacart© kroger

Instacart a annoncé mardi 17 octobre avoir réalisé un nouveau tour de table de 600 millions de dollars auprès de D1 Capital Partners, qui valorise la pépite américaine à 7,6 milliards de dollars. Instacart, qui travaille avec quelque 300 retailers dont Costco, Walmart, Albertsons, Aldi, Sam’s Club, Kroger ou encore Loblaw, disposerait désormais selon une source proche du dossier d’une réserve de capital s’élevant à 1,2 milliard de dollars. La société avait déjà réalisé deux levées de fonds en 2018 (environ 150 millions de dollars en janvier puis 200 millions de dollars en mars dernier). Cet argent frais doit servir selon Apoorva Mehta, CEO d’Instacart, à doubler son équipe d'ingénieurs d'ici 2019, soit environ 300 postes à Toronto, et à augmenter ses investissements marketing afin d'améliorer la notoriété de la start-up auprès des consommateurs. 

Le spécialiste de la livraison express de produits alimentaires couvre désormais 70% des ménages américains. Au Canada, la société californienne expérimente un programme pilote avec Walmart qui permet aux utilisateurs canadiens d’Instacart de bénéficier de la livraison express auprès d’une petite vingtaine de magasins à Winnipeg et à Toronto. Instacart multiplie les partenariats avec les distributeurs traditionnels qui peuvent proposer à leurs clients la livraison le jour-même de leurs commandes effectuées en ligne. 

Selon Recode, Instacart doit néanmoins régler un certain nombre de difficultés pour devenir un acteur incontournable de la livraison alimentaire, à l’instar de frais de livraison encore trop élevés, ou de la grogne de ses livreurs, des particuliers affiliés qui se chargent de réaliser, le jour-même, le picking en magasin et la livraison jusqu'au domicile. Si la société réalise une marge de contribution positive et génère donc un bénéfice sur chaque commande individuelle, elle n’a pas encore atteint son seuil de rentabilité. Malgré l'expansion d'Amazon, le marché de la livraison alimentaire est loin d'avoir atteint sa maturité aux Etats-Unis : si les ventes en ligne ont progressé de 29% par rapport à l’année précédente, elles ne représentent pas plus de 5% du total des ventes.

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