Intermarché organise sa mutation

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Philippe Manzoni

Fier des bons résultats du groupement des Mousquetaires. Mais conscient des faiblesses, aussi, et soucieux de leur trouver des solutions rapides. Tel se présente Philippe Manzoni, président d’ITM Alimentaire, qui chapeaute les enseignes Intermarché et Netto, à l’occasion de sa première conférence de presse depuis sa prise de fonction, en octobre 2009. Il était dans les mêmes dispositions, quelques jours plus tôt, en recevant en exclusivité LSA au siège des Mousquetaires, à Bondoufle (interview à lire jeudi dans LSA). Philippe Manzoni, par ailleurs adhérent à Dole, dans le Jura, avance ainsi une croissance de 4,5%, à parc constant, et avec carburants, des ventes d’Intermarché sur un an. Hors essence, tous les enseignes sont dans le vert : +2,4% pour les hypers, +1,3% pour les supers généralistes, +0,7% pour les supermarchés alimentaires, +0,5% pour Intermarché Contact (ex Ecomarché) et +3,4% pour la proximité urbaine. Netto, quant à elle, pointe à +6,4%. Voire à +32,8% si on se concentre sur les seuls magasins passés au nouveau concept, déployé aujourd’hui dans 225 des 383 magasins du parc. Voilà pour les bons résultats. Qui, insiste le patron des enseignes Intermarché et Netto, « ne doivent pas masquer la nécessiter de se réformer pour avancer. » Construit autour d’un système très centralisateur, le groupement opère désormais un grand virage « décentralisateur » : « Nous voulons donner une plus grande marge de manœuvre à nos huit régions, afin de permettre, sur le terrain, une meilleure application de la politique commerciale », insiste Philippe Manzoni. A la clé : la volonté de porter la part de l’assortiment régional de moins de 5% aujourd’hui à 15 à 20% dans les trois ans.
Dans le même esprit, les Mousquetaires, longtemps focalisés sur le seul « supermarché de 2000 m² », entendent maintenant développer et vivre de nouveaux formats. La proximité urbaine, d’abord, via Intermarché Express, aujourd’hui uniquement présente à Nice, mais vouée à se développer dans au moins « 23 ou 24 points de vente d’ici la fin de l’année ». Et puis via Intermarché Hyper, aussi, « sur le format gagnant des magasins situés entre 3500 et 6000 m² » : Intermarché, qui compte 75 magasins de ce type, entend bien doubler son parc, pour atteindre les 150 unités dans les trois ans. Au-delà d’une simple expansion de parc, c’est surtout un « grande changement de culture, ainsi que le concède Philippe Manzoni. C’est toute l’organisation et la structure amont qu’il convient de revoir : aussi bien l’offre, que le merchandising ou les prix, qui doivent être différents de ceux du format standard, le supermarché de 2000m². » A terme, des postes de directions seront nommés pour chacun des formats d’enseigne du groupement, afin de les faire vivre de manière plus efficace : le groupement en attend ainsi une amélioration du chiffre d’affaires au mètre carré de 15% dans les Intermarché, et de 20% chez Netto. « De quoi être en ordre de marche pour organiser la conquête de nouveaux marchés et de nouveaux mètres carrés », assure Philippe Manzoni. Tous les détails à retrouver après demain, dans LSA.

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