Intermarché s'engage sur la route de la croissance

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Les Mousquetaires ont procédé à un long - et parfois douloureux - travail de remise à plat tous azimuts. Les concepts, les formats d'enseigne, l'offre, tout a été revu. Un labeur qui, aujourd'hui, porte ses fruits.

Le Drive Intermarché
Le Drive Intermarché© DR

La stratégie des Mousquetaires semble faire mouche. Comme si, après avoir tangué de longs mois, empêtrés dans des querelles de succession, ces derniers retrouvaient de l'allant. Emmenés par le patron d'ITM Alimentaire, Philippe Manzoni, ils se sont montrés en tout cas offensifs à l'occasion de leur conférence de rentrée, la semaine dernière. À juste titre d'ailleurs, tant ils ont des résultats flatteurs à présenter.

Intermarché annonce ainsi des ventes en hausse pour chacun de ses formats, avec, au global, depuis le début de l'année et à parc constant, une progression de 6,3%, carburants compris. Soit, débarrassé de l'effet pétrole, toujours fluctuant, un encore joli + 3%, après + 4,5% à la même époque l'année précédente. Pas si mal en temps de crise.

 

Un travail de titan

Le fruit, en réalité, d'un long travail de remise à plat. Il fallait bien cela pour réveiller des Mousquetaires bien endormis, arc-boutés sur le format du supermarché de 2 000 m², aux dépens de tout autre. « Nous sommes enfin sortis de ce schéma », se félicite Philippe Manzoni. Tout, quasi, a été revu de fond en comble. Depuis le concept de magasins jusqu'à la segmentation du parc, en passant, c'est tout récent, par une complète révision des gammes. Un travail de titan qui arrive à son terme. Certes, on a beaucoup glosé sur Mag 3, concept initié dès 2005, et dont on désespérait de voir le déploiement s'achever...

Ce fut long, sans doute, lent - l'inconvénient d'un groupement d'indépendants qu'il est parfois difficile de faire bouger, et dont on dit souvent qu'il est composé d'un tiers de très bons, d'un tiers de bons et d'un dernier tiers de... moins bons -, mais c'est maintenant fait. 90 à 95% du parc sont désormais à niveau. On trouve les mêmes taux pour l'adhésion à la segmentation en quatre formats (Hyper, Super, Contact et Express) décidée en 2009.

Et voilà que, maintenant, arrive le troisième échelon de ce redressement, avec la complète révision des gammes : 4 000 planches de merchandising sont ainsi disponibles depuis septembre, contre 2 000 auparavant, pour une adaptation de l'offre à chaque magasin et à toutes les zones de chalandise. Dans le même ordre d'esprit, 1 500 références nouvelles ont fait leur apparition dans les linéaires des hypers, soit une offre dopée de 10 à 15%. Avec, par exemple - signe que, du passé, Intermarché est enfin décidé à faire table rase -, le grand retour de Ducros, après une fâcherie de plus de quarante ans, dont plus grand-monde ne connaissait l'origine, ou encore l'entrée de Flamby.

 

Des objectifs à trois ans

Intermarché attend de cette refonte de l'offre un chiffre d'affaires additionnel de 700 millions d'euros, dès 2012. Et se dit confiant pour remplir ses objectifs à trois ans, fixés l'année dernière : + 15% de chiffre d'affaires au mètre carré, et 15% de part de marché pour ses enseignes, Netto comprise. Pour la première partie, « nous sommes en avance sur notre plan de marche », assure Philippe Manzoni. Dans le détail, les hypers devront être alors à 8 500 € au mètre carré, les supers entre 7 000 € et 7 500 €/m², Contact à 5 500 €/m², Express à 12 000 €/m², et Netto à 6 000 €/m².

Quant à la part de marché, après des mois de tâtonnements, elle est maintenant repartie à la hausse : + 0,3 point en juillet et + 0,5 point en août, selon les données de Kantar Worldpanel. Certes, en cumul annuel mobile, Intermarché fait encore du surplace (12,2%), mais, témoigne Philippe Manzoni, « depuis le début de l'année, site par site, là où nous sommes présents, nous affichons une progression de notre part de marché de 0,4 point. »

Au global, les enseignes pointent à 13,5%, en hausse de 0,5 point. Bien sûr, aller chercher le point et demi manquant pour atteindre 15% ne sera pas aisé...

Il n'empêche, Philippe Manzoni se veut confiant. « Notre ambition est d'accueillir de nouveaux groupes d'indépendants en notre sein », explique-t-il. C'est notamment vrai pour la proximité urbaine, où le groupement affiche de grandes ambitions : de 22 Express, l'objectif est fixé à 50 pour la fin 2012. « Nous pouvons offrir sur ce format des prix inférieurs de 10 à 15% à ceux aujourd'hui pratiqués, assure le patron d'ITM Alimentaire. Et, à Paris par exemple, nous voudrions bien avancer plus vite, mais, pour cela, nous aurions besoin d'un coup de pouce des autorités politiques et administratives pour mettre un peu de concurrence là où il n'y en a pas beaucoup. »

 

Réserve de croissance

Les transferts et agrandissements de magasins constituent l'autre réserve de croissance identifiée pour atteindre ces objectifs ambitieux : la moitié du parc est potentiellement concernée, avec un glissement de certains supermarchés vers le format, porteur, du petit hyper.

Le drive est lui aussi partie prenante du dynamisme de demain. « Maintenant, assène Philippe Manzoni, on ne se pose plus la question. Nous avons 21 drives aujourd'hui, nous en aurons 100 à la fin 2012, et disposons d'un potentiel à 500 ou 600 à terme. » En somme, sur le drive comme sur les autres sujets, si Intermarché a pris parfois du retard, il entend bien le rattraper.

UN LONG TRAVAIL DE REDRESSEMENT

  • Initiée dès 2005, la rénovation des magasins arrive à son terme : 90% du parc sera au concept Mag3 à la fin de l'année.
  • La segmentation du parc en quatre formats est opérationnelle (Hyper, Super, Contact, Express) : 90% du parc concerné.
  • La révision des gammes est faite. 4 000 planches de merchandising sont disponibles depuis septembre, contre 2 000 auparavant, pour une adaptation de l'offre à chaque magasin.
  • Les parts de marché repartent à la hausse. sur les deux dernières périodes (juillet-août 2011), Intermarché a gagné 0,3 puis 0,5 point (12,5%).

LES AXES DE DÉVELOPPEMENT POUR ASSURER L'AVENIR

  • Poursuivre la politique de transferts et d'agrandissements : Près de la moitié du parc peut-être concernée, avec, notamment, le glissement de certains supermarchés vers le format « petit hyper ». Objectif : 150 hypers, contre 79 aujourd'hui.
  • Miser sur la proximité urbaine : Le concept Intermarché Express prend corps : 22 magasins à date, un objectif à 50 pour la fin de 2012.
  • Développer le drive : De 21 unités à date, il devrait y en avoir 100 à la fin de 2012, avec un potentiel à 500 ou 600 à terme.
  • Se diversifier vers les services : Après la location de voitures utilitaires depuis 2008 (2 000 unités), Intermarché se met à la location longue durée (200 E/mois), et propose un service de covoiturage à ses clients.

 

Carnet des décideurs

Vincent Fièvre

Vincent Fièvre

Directeur de communication et marque d'Intermarché

Gwenn Van Ooteghem 

Gwenn Van Ooteghem 

Directeur des achats marques nationales d'Intermarché

Claire Bourdon

Claire Bourdon

Directrice d'enseigne hypermarché d'Intermarché

Louise Damie

Louise Damie

Directrice des ressources humaines d'Intermarché

Claude G.

Directeur général d'Intermarché Alimentaire

Tristan Dupont

Tristan Dupont

Directeur des achats d'Intermarché

Claude  Genetay

Claude Genetay

Directeur général d’Intermarché alimentaire international

Christophe  Leray

Christophe Leray

Directeur des systèmes d'informations du groupement Les Mousquetaires

Yves  Audo

Yves Audo

Président d'Agromousquetaires

Caroline Puechoultres

Caroline Puechoultres

Directrice marketing, communication et innovation d'Intermarché

Hassen Kefi

Hassen Kefi

Directeur du développement et innovation chez groupement des des Mousquetaires

Marc Boulangé

Marc Boulangé

Directeur digital d'Intermarché

Virginie Larrière

Virginie Larrière

Directrice des supermarchés d'Intermarché

Cathy Collart

Cathy Collart

Directrice des hypermarchés Intermarché

Jérôme Ceccaldi

Jérôme Ceccaldi

Directeur de l'organisation et de la conduite de changement du groupement des Mousquetaires

Didier Duhaupand

Didier Duhaupand

Président de la Société Les Mousquetaires (SLM)

Pierre Maertens

Pierre Maertens

Directeur e-commerce et omnicanal d’Intermarché

Caroline Dassié

Caroline Dassié

Directrice générale d’Intermarché

Alexandre Falck

Alexandre Falck

Directeur général d'ITM entreprises

Vincent Bronsard

Vincent Bronsard

Directeur de l’ensemble de l'offre (alimentaire et non alimentaire) d'Intermarché

Hubert Tournier

Hubert Tournier

Directeur des opérations des systèmes d'information et directeur du conseil au sein du […]

Evelyne Banquy

Evelyne Banquy

Directrice développement durable d’ITM Alimentaire

Thierry Cotillard

Thierry Cotillard

Président du Conseil d’Administration d’ITM alimentaire international

Jean-Pierre Meunier

Jean-Pierre Meunier

Président du groupement Les Mousquetaires

Pascal Ferrier

Président d’ITM Entreprises

Catherine Fedrigo

Catherine Fedrigo

Responsable des achats de vins chez Intermarché

Philippe Lebreton

Philippe Lebreton

Membre du conseil de la SAS des Mousquetaires
Administrateur au conseil d'administration […]

Patricia Chatelain

Patricia Chatelain

Directrice de l'innovation du groupement des Mousquetaires

Bruno David

Directeur sourcing et PME d’Intermarché

Olivier Fontaine

Olivier Fontaine

Responsable du pôle frais d'Intermarché

Nicolas Jérôme

Directeur commercial de Soparind Bongrain

Jean-Pierre Le Roch

Fondateur d'Intermarché

Vassante Monany

Vassante Monany

Directeur Commercial d'Intermarché Roumanie

Sébastien Essioux

Directeur administratif et financier du groupement les Mousquétaires

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Article extrait
du magazine N° 2197

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