Intermarché vise 15% de part de marché en 2019

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Thierry Cotillard, président d’Intermarché, a présenté ce jeudi 18 octobre à Paris, la feuille de route 2019 de son enseigne qui compte bien poursuivre la forte dynamique des deux dernières années.

Le président d'Intermarché, Thierry Cotillard, revendique la plus forte progression 2018 et compte poursuivre sur sa lancée en 2019.
Le président d'Intermarché, Thierry Cotillard, revendique la plus forte progression 2018 et compte poursuivre sur sa lancée en 2019.© L Duarte

Pendant que les groupes intégrés et les pros de l’hypermarché font grise mine, Intermarché poursuit son petit bonhomme de chemin. L’enseigne d’indépendants affiche ainsi un gain de part de marché régulier, qui dure depuis 14 périodes. Et les promos monstres sur le Nutella (entre autres) qui avaient provoqué des émeutes et une visibilité médiatique pas forcément voulue n’ont pas grand-chose à voir avec ce dynamisme commercial. Ce sont les fondamentaux qui sont bien orientés. Et qui poussent Thierry Cotillard, président d’Intermarché, à viser 15% de parts de marché en 2019. Un objectif officialisé lors de la conférence de presse donnée ce jeudi 18 octobre à Paris. Pour donner une idée du travail accompli, et de la route à faire, Intermarché était à 14,3% en 2017, et se trouve aujourd’hui à 14,7% en cumul annuel mobile (à P9).

Tous les formats progressent tirés par le frais

« Intermarché affiche la meilleure progression du secteur en 2018, avec de belles performances sur tous ses formats », se félicite Thierry Cotillard, président d’Intermarché. Les 4 formats performent dans l’Hexagone : Hyper (+3.56% en CA constant), Super (+3.17%), Contact (+3.47%), Express (+4.38Intermarché a la chance – ou du moins eu le flair- d’être positionné sur des créneaux porteurs. Le modèle le plus répandu dans le groupement est celui du supermarché, un format en progression. Côté produit, l’ancrage dans les métiers dits traditionnels (boucherie, poissonnerie, traiteur) et les produits frais est marqué, et correspond exactement aux attentes des consommateurs qui se tournent de plus en plus vers cette typologie d’offre. De plus, Intermarché a beau jeu de communiquer sur son outil industriel Agromousquetaires constitué de 62 usines et qui, avec une quarantaine de marques, représente un quart des ventes en sortie de caisses.

Priorité au frais, au bio, à l'urbain et au digital

En 2019, Intermarché compte poursuivre cette croissance en redoublant d’efforts notamment sur les produits frais, le bio, les magasins urbains et le digital. « Les premiers bénéfices de notre transformation digitale pour le client seront tangibles dès 2019, assure l’enseigne, ainsi que sur la complémentarité carrelage/digital, notamment à Paris et en cœur de villes ». Les drives de l’enseigne progressent de 16% depuis le début de l’année et un premier drive piétons doit ouvrir cette semaine à Paris Saint-Michel, avant un déploiement en 2019 annoncé « dans d’autres centres-villes », sans plus de précisions.

Soutien aux mesures issues des EGA

L’enseigne a aussi réaffirmé ses positions sur la future loi alimentation, issue des Etats Généraux de l’alimentation. Elle dit vouloir s’assurer que le relèvement du SRP généralisé à tous les produits et l’encadrement des promotions en valeur (34%) et en volume (25%) permettent une répartition effective de la valeur aux agriculteurs, sans pour autant pénaliser le panier du consommateur.
« Notre volonté a été, et est toujours, de ne pas perdre de vue la visée des États Généraux de l’Alimentation, qui est de mieux rémunérer l'agriculture française. Notre position s’est voulue, d’emblée, prudente, mesurée et médiane en souhaitant que la hausse du SRP soit réservée aux seuls produits alimentaires à forte composante agricole. Nous aurons des postures différenciées : d’un côté, les produits agricoles et à forte composante agricole – et de l’autre les produits non agricoles ; d’un côté les PME – et de l’autre les grands fournisseurs. Et nous demeurerons pleinement fidèles à notre vocation qui est de de rendre accessible le « mieux manger » à tous les consommateurs. Mais nous continuons de nous interroger sur la redistribution effective de la valeur aux agriculteurs, puisque le "ruissellement" ne peut avoir de réalité en dehors de la responsabilité de chaque maillon de la chaîne », déclare Thierry Cotillard, Président d’Intermarché.

Nombreux engagements nutritionnels

Enfin Intermarché a aussi détaillé un certain nombre d’engagements destinés à « aider les Français à manger un peu mieux tous les jours », comme : le développement des gammes de produits sans nitrite, sans lactose, sans gluten ; la gamme "Bébé Bio" ; l’extension de "l’Essentiel" (sans additifs ou conservateurs) ; l’extension de "30% de sucre en moins" ; création de la gamme "Veggie Marché" ; la poursuite de la démarche anti-gaspi avec les produits "Les Moches"… L’enseigne vise à l’avenir de vendre 100% de produits enfants adaptés à leurs besoins nutritionnels et sans ingrédients sensibles et/ou superflus (taux de sucre, taille des portions, …) et une amélioration nutritionnelle sensible des plats cuisinés, charcuterie, goûter, petit-déjeuner, boissons, ultra-frais.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA