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Interview de Bertrand Wendling, directeur général de la Sathoan, coopérative des pêcheurs de Sète et organisation de producteurs (OP) « Le thon rouge est de retour sur les étals »

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Bertrand Wendling
Bertrand Wendling© PHOTOS DR

LSA - Vous menez jusqu'à fin septembre une campagne de promotion du thon rouge auprès de 300 poissonneries de Languedoc-Roussillon et d'Aquitaine, avec l'organisation de producteurs Capsud et l'aide de FranceAgriMer. Pourquoi ?

Bertrand Wendling - Après le matraquage des ONG et des médias sur la disparition du thon rouge, le consommateur français peut éprouver de la culpabilité. Certains croient même que sa consommation est interdite ! Notre campagne touche principalement deux régions parce que nos moyens sont limités, mais c'est un message d'avenir destiné aux GMS, qui boycottent le thon rouge, pour leur montrer que les choses s'améliorent.

 

LSA - À quel prix le consommateur peut-il en acheter ? Jusqu'à quand ?

B. W. - Aujourd'hui, les poissonniers vendent le thon rouge entre 25 et 35 E le kilo. Depuis l'instauration du plan de restauration par l'Iccat* en 2006, les quotas de pêche pour la France ont été divisés par trois et les prix moyens ont augmenté de 50 %. Les étals seront alimentés jusqu'à épuisement des quotas de pêche à la palangre et à la canne côtière, fixés en 2012 à 150 tonnes pour l'Atlantique et 100 tonnes pour la Méditerranée. 958 tonnes ont été allouées à la France, dont 85 % pour les thoniers senneurs. Ces derniers, qui ont atteint leurs quotas fin mai, travaillent essentiellement avec le Japon.

 

* La Commission Internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique, créée par l'Onu, comprend 41 pays et l'Union européenne.

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