Interview de Flavien d'Audiffret, responsable des boutiques Beauté et Beauté Prestige d’Amazon France

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INTERVIEWINTERVIEW Amazon France a ouvert une deuxième boutique beauté en septembre dédiée aux marques de luxe. Flavien d’Audiffret, en charge des deux sites, confie en exclusivité à LSA sa stratégie de conquête du marché français.

 « Devenir le numéro un
de l’e-commerce en beauté » 

Flavien d’Audiffret, responsable des boutiques Beauté et Beauté Prestige d’Amazon France                      

 

LSA - Pourquoi avoir deux boutiques beauté ?

Flavien d’Audiffret - Leur positionnement est différent. Amazon Beauté, créée en 2009 pour la France, est axée sur les marques de grande consommation. La nouvelle, Beauté Prestige, est dédiée aux marques de luxe.

LSA - Quels sont leurs points communs et différences ?

F. d’A. - Toutes deux s’appuient sur les fondamentaux d’Amazon en termes de qualité et de services client. Dans chaque cas, nous proposons des marques exclusives non distribuées sur le marché français, comme les parfums Elizabeth Arden pour la boutique Beauté ou le maquillage Rouge Bunny Rouge pour Beauté Presti­ge. Les deux espaces proposent aussi du contenu éditorial tels des cahiers de tendances, tutoriels. La boutique Beauté Prestige est cependant plus travaillée : nous voulions créer un véritable écrin pour les marques de luxe. Il était important de respecter leur identité, de valoriser leurs produits.

LSA - Pourquoi une offre luxe ?

F. d’A. - Nous avons relevé que dans notre barre de recherche de la boutique Beauté, les internautes cherchaient la plupart du temps des noms de marques et, dans huit cas sur dix, il s’agissait d’une marque de luxe. Il y avait donc une vraie demande à laquelle nous devions répondre.

LSA - Beauté Prestige existe aussi en Allemagne et en Grande-Bretagne. Avez-vous une politique commune ?

F. d’A. - Nous partageons nos expériences mais il y a une adaptation locale de la boutique. Nous proposons ainsi 18 marques de niche françaises qui ne sont pas commercialisées dans les autres pays. Le niveau de maturité des consommateurs est différent. Nous sommes en retard par rapport aux Anglo-Saxons, mais les habitudes de consommation des Français vis-à-vis d’internet évoluent très rapidement.

  

Écrin
Beauty Prestige se veut un véritable écrin pour valoriser l’univers propre à chaque marque de luxe.                                                  

LSA- La beauté promet-elle une réelle croissance ?

F. d’A. - Une étude en 2013 a montré que 30% des achats en ligne concernent la beauté. Il y a un vrai marché et nous avons la légitimité sur internet pour nous y développer. En France, nous sommes le quatrième site d’e-commerce sur ce segment. Nous voulons devenir numéro un, comme aux États-Unis.

LSA - Quels sont vos projets pour 2015 ?

F. d’A. - La stratégie est d’avancer en parallèle sur les deux bouti­ques. Nous voulons continuer à monter en puissance sur Beauté Prestige. Au démarrage, nous ­avions 40 marques et 1 000 références. Nous voulons doubler le nombre de références en 2015. Amazon Beauté, elle, compte 1 500 marques et 21 000 référen­ces. L’objectif est d’y réunir l’offre la plus large possible. Nous essayons ainsi de satisfaire le plus grand nombre.

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Article extrait
du magazine N° 2344

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