Marchés

Interview de Jean-François Soudais, chef de groupe épicerie chez Intermarché « ITM a gagné 0,7 point de part de marché »

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LSA - Comment le marché de l'épicerie salée se comporte-t-il ?

Jean-François Soudais - Il est relativement atone en volume, avec une croissance de 0,6%, qui est cependant en ligne avec le PGC+FLS. C'est un rayon dont le panier moyen se valorise, mais pas en volume. Les clients n'achètent ni davantage, ni plus souvent, à l'instar de la plupart des rayons. Outre l'effet prix, les ventes en valeur sont dopées par l'essor de segments valorisés, comme les légumes cuisinés ou le bio.

Chez ITM, les performances sont au rendez-vous, puisque l'enseigne gagne 0,7 pt de part de marché sur un an. Pour maintenir ce cap, des projets de développement sur les MDD sont en cours sur les segments porteurs tels que le bio ou le cuisiné.

 

LSA - Quelles évolutions sont remarquables ?

J.-F. S. - Les produits salés pour apéritif constituent l'un des succès du rayon, avec des volumes en forte hausse. Chez ITM, Bouton d'Or a lancé cet été des chips parfums chèvre et ketchup, dans le souci de développer la consommation au moment de l'apéritif. Un autre succès est celui des bouillons et des aides culinaires, une croissance nourrie par l'arrivée des sachets cuisson, qui expliquent, à eux seuls, ce dynamisme. L'épicerie salée est un rayon incontournable de la liste de course : c'est le troisième rayon alimentaire le plus visité, et ce avec une utilisation « mesurée » du levier promotionnel. Après le frais LS et l'épicerie sucrée, c'est le rayon qui a dégagé le plus de gains en euros sur les quinze dernières années.

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