Marchés

Interview de Marie-Héléne Abry, directrice du développement des ventes Lactalis Nestlé Ultra Frais (LNUF) : « Il ne faut pas délaisser l'ultrafrais allégé »

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LSA - L'allégé fait partie des catégories de l'ultrafrais les moins en vogue, avec une baisse de 7,3% en volume et de 5,1 % en valeur (CAD à fin août 20112, SymphonyIRI). Doit-on parler de désamour des consommateurs sur ce segment ?

Marie-Héléne Abry - Depuis mi-2011, la fin de la tendance Dukan a nuit à l'ultrafrais allégé, c'est indéniable. Mais les vrais fidèles restent. 71% des foyers français continuent à acheter de l'ultrafrais allégé, avec une fréquence stable de 10 achats par an. C'est le segment qui représente le plus de quantité achetée par acte. Et ce marché est plus important en volume aujourd'hui qu'avant l'effet Dukan : 176 000 tonnes en mai 2010 et 196 000 tonnes en mai 2012, soit une hausse de 11%.

 

LSA - Comment relever la tendance et enregistrer de nouveau de la croissance ?

M-H. A. - Les yaourts aromatisés sont le segment de l'allégé à développer. Ils répondent aux attentes de plaisir des consommateurs, qui ont l'impression de manger un vrai dessert. Notre gamme Sveltesse Ferme et Fondant, qui a pour cible les femmes décomplexées souhaitant faire attention à leur ligne, mais recherchant avant tout du plaisir, continue à recruter des acheteurs et à développer le panier des fidèles. L'innovation est un levier efficace pour augmenter les achats. Il faut donc continuer à alimenter cette catégorie.

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