Trophées 2014 de l'innovation

Qui sont les champions de l'innovation en 2014 ? Retrouvez tous les gagnants des Trophées LSA 2014 de l'innovation, catégorie par catégorie : Alimentaire, Non alimentaire, Métiers et Personnalités de l'année. Découvrez également le meilleur de la soirée de remise de prix qui s'est tenue le 17 décembre 2014 Salle Wagram à Paris.

Interview de Marie-Thérèse Le Roch : « Les valeurs des Mousquetaires sont toujours présentes »

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DossierINTERVIEW La rédaction de LSA a décidé, cette année, de remettre un Trophée d’honneur à Marie-Thérèse Le Roch. Épouse du fondateur d’Intermarché, Jean-Pierre Le Roch, elle l’a accompagné dans toute son aventure. Et elle a occupé de nombreuses fonctions au sein du Groupement des Mousquetaires.

S’il était nécessaire de donner des raisons à la remise d’un Trophée d’honneur à Marie-Thérèse Le Roch, elles seraient nombreuses. D’abord, cette femme, née en 1934, à Surzur (56), a été l’épouse de Jean-Pierre Le Roch. Ce mécanicien de formation qui, séduit par le discours d’Édouard Leclerc, ouvrit le premier Centre E. Leclerc en région parisienne. Quelques années plus tard, après des divergences de fond, il monte l’enseigne Ex, qui devient Intermarché. Deuxième raison : il ne s’agit pas de récompenser une épouse « de », mais bien une femme qui a occupé de nombreuses fonctions au sein du Groupement.

Troisième argument : elle incarne parfaitement le rôle des femmes dans le développement du commerce indépendant. Discrètes, mais jouant pourtant un rôle essentiel dans son essor. Quatrièmement : Marie- Thérèse Le Roch est à la tête de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires, dont le travail mérite d’être mis en avant. Enfin, dernière raison : « Pour savoir le mieux possible où l’on va, il est indispensable de bien savoir d’où l’on vient. La mémoire est l’outil essentiel de l’avenir », a écrit Jean-Pierre Le Roch dans le magazine du Groupement, Inter 7 Jours. Et tous les ans, le Trophée d’honneur permet de mettre en avant ces pionniers, ceux et celles qui ont bâti le commerce d’aujourd’hui, et dont il ne faut ni oublier l’histoire ni négliger les conseils pour bâtir celui de demain. 

La Carrière de Marie-Thérèse Le Roch

  • Secrétaire du Galec (centrale d’achats des centres e.Leclerc)
  • Adhérente Leclerc en 1966, à issy-les-Moulineaux (92)
  • Adhérente Les Mousquetaires
  • Responsable des achats textiles avec Mme Paré
  • En charge d’OP Gestion
  • Présidente de la commission d’agrément pendant douze ans
  • Membre die (direction interenseignes)
  • Membre serep (structure prospective)
  • Depuis 2000, présidente de la Fondation Le roch-Les Mousquetaires

LSA - Comment avez-vous rencontré Jean-Pierre Le Roch ?

Marie-Thérèse Le Roch - J’ai connu mon mari à l’âge de 5 ans. Jean-Pierre, qui habitait Argenteuil, venait passer ses vacances scolaires chez son oncle et sa tante à Surzur, dans le Morbihan. Sa tante tenait une épicerie et son oncle était mécanicien chez mon père, garagiste. L’été, mon futur mari venait donner un coup main au garage. Un peu plus tard, il a obtenu un brevet industriel, puis a travaillé chez Solex. Son père était revenu de la Seconde Guerre mondiale avec des problèmes de santé. Sa mère travaillait dur. Ils ont décidé de vivre une autre vie, de partir à l’étranger. Ma belle-mère a alors mis une petite annonce : « Échangerais appartement à Argenteuil contre trois passages au Brésil. » Une personne s’est montrée intéressée. Et par le plus grand des hasards, il s’agissait d’un des neveux de la famille détenant la Compagnie des Chargeurs réunis.

Il s’est donc occupé des billets. Toute la famille Le Roch est partie en janvier 1947 sur un Liberty ship. Sans connaître un seul mot de portugais. Les premiers mois en Amérique du Sud furent très difficiles, et c’est finalement en ouvrant un petit garage à São Paulo que la famille a trouvé un peu de sérénité. Ma belle-mère tenait les comptes. Cette femme de caractère savait que mon mari et moi nous nous aimions, et elle voyait d’un bon oeil que son fils épouse une Française. Alors, dès que ce fut possible, car le voyage coûtait cher, mon mari est revenu me voir à Surzur. J’avais 17 ans.

Nous nous écrivions tous les jours et nous nous sommes mariés le 22 janvier 1955, à São Paulo. Avec une dispense, parce que je n’avais pas encore 21 ans. À l’époque, j’étais professeur de piano. Il me dit : « Puisque tu joues au piano, tu vas apprendre à taper à la machine.» Là-bas, notre fils Jean-François est né, ainsi que notre fille Anne-Marie. Mais nous tenions à ce que nos enfants puissent parfaire leur éducation «à la française ». En septembre 1957, nous avons donc décidé de revenir en France. Jean-Pierre avait 29 ans et devait faire son service militaire en raison des événements d’Algérie. Il le fit à Chartres. C’est là qu’est née Maryvonne.

 

LSA - C’est également là que vous avez entendu parler d’Édouard Leclerc…

M.-T. Le R. - Oui, mon mari est tombé sur un article du Reader Digest écrit par l’économiste Étienne Thil. Il parlait de cet épicier de Landerneau qui vendait ses produits 20% moins cher que les autres… Il a tout de suite été séduit, au point de téléphoner immédiatement à Édouard Leclerc. Il faut savoir qu’entre-temps mon mari voulait reprendre une concession Citroën. Mais il a été rapidement déçu par la rigidité du système. Je suis donc allée voir avec lui celui que l’on surnommait « le fou de Landerneau ». À la fin de ce premier entretien, Édouard a dit à mon mari qu’il avait besoin de lui à Paris, parce que lui, à l’époque, n’était présent qu’en Bretagne. Les deux hommes s’entendaient bien. Ils étaient complémentaires : tous deux visionnaires, Édouard était très politique, et mon mari extrêmement pragmatique.

Les dates clés de Jean-Pierre Le Roch

  • 1929 naissance à Bus-saint-rémy (27)
  • 1941 Lycée Jules-Ferry, à Versailles
  • 1947 départ au Brésil
  • 1958 retour en France
  • 1959 Création du Leclerc d’issy-les-Moulineaux
  • 1993 Passage de témoin à Pierre Gourgeon
  • 1994 Chevalier de la Légion d’honneur
  • 2002 officier de la Légion d’honneur
  • 2006 décès le 21 avril, à l’âge de 77 ans

 

LSA - Vous avez alors ouvert votre premier magasin…

M.-T. Le R. - Le 17 novembre 1959, nous ouvrons au 104, boulevard Gallieni, à Issy-les-Moulineaux le premier Centre E.Leclerc de la région parisienne. Une boutique très rudimentaire de 80 à 100 m². Nous avons tout mis dans cette première aventure, l’argent du garage et de l’appartement. L’ouverture fut inimaginable. On devait tenir les portes tant il y avait du monde. Ce cirque a duré plusieurs jours. Nous étions six ou sept personnes à y travailler, dont ma belle-mère et mon beau-père. Nous vendions juste de l’épicerie et des liquides. Le frais arrivera plus tard. Nous nous occupions de tout. Beaucoup d’épiciers sont venus nous voir. Et mon mari a commencé à recruter d’autres adhérents. Des magasins ont alors ouvert à Paris, par exemple rue Mouffetard ou rue des Martyrs. Le plus dur était de trouver de l’argent et non de dénicher des entrepreneurs. On faisait le buzz avant l’heure. Tous les médias parlaient de nous. Mais, malheureusement, les banques étaient frileuses. Il faut savoir que la marge brute était aux alentours de 10 à 11% avec un résultat net qui ne dépassait guère 0,5% du chiffre d’affaires. À l’époque, les fournisseurs n’avaient pas confiance dans notre modèle. Il fallait payer « au cul du camion ». On louait un entrepôt à Cachan, et chaque adhérent venait chercher sa marchandise avec sa camionnette… Mon mari a tout de suite vu que notre aventure prenait des proportions importantes, dès 1961. Il fallait s’organiser et accompagner le développement dans de bonnes conditions. C’est là qu’est née la notion de tiers-temps, qui consiste, pour chaque adhérent, à consacrer deux jours par semaine aux intérêts généraux du Groupement et à participer activement à son développement.

 

LSA - Comment la scission avec Leclerc est-elle venue ?

Marie-Thérèse Le Roch - Nous sommes en 1963. Nous avions alors deux métiers bien distincts. D’un côté, la gestion des magasins ; de l’autre, celle de l’entrepôt. Pour faire les comptes, notamment les fameuses rétrocessions et les ristournes, un adhérent de Saint-Nazaire, Henri Brétéché, venait nous aider régulièrement à Issy-les-Moulineaux, dans notre appartement. Nous nous sommes alors très vite aperçus qu’un groupe ne peut pas fonctionner sereinement avec un système à deux vitesses. Deux courants internes s’affrontaient, pour des questions de pouvoir et d’argent. En mai 1968, lors d’un congrès Leclerc, à Saint-Jean-de-Monts, mon mari expose sa vision aux adhérents, sont nombreux à la partager : ensemble, ils émettent des propositions à Édouard Leclerc, qui n’est pas franchement sur la même longueur d’onde. Ces premières escarmouches ne seront suivies d’aucun effet jusqu’au fameux 15 août 1969. Ce jour-là, Édouard a envoyé une cassette audio à tous les adhérents en leur demandant de choisir entre lui et mon mari. Je m’en souviens très bien. Nous étions chez mes parents. Mon mari a été sidéré. Son premier réflexe a été de vouloir tout laisser tomber, de repartir au Brésil. Mais des adhérents ont tellement insisté, lui témoignant une totale confiance, ils lui ont demandé de ne pas lâcher. Il a accepté. 92 adhérents, soit les deux tiers, décident alors de rompre tout lien avec Leclerc. La scission est officialisée le 15 septembre 1969. Juridiquement, nous avions quinze jours pour trouver une nouvelle enseigne. Je me souviens que nous étions en voiture lors d’un des nombreux déplacements, entre Paris et la Bretagne, et mon mari a lancé : « Et si on s’appelait Ex ? » Ensuite, le conseil d’administration a accepté, et nous avons ajouté « Ex, office de distribution ». Mon mari n’a pas revu Édouard Leclerc depuis la séparation. Mais il n’y a pas eu le moindre problème entre nous et Michel-Édouard.

Une histoire de famille

« Mon père disait que j’avais mal tourné. Les comptables étaient pour lui des gens qui n’apportent pas de valeur ajoutée, qui ne sont pas dans l’action », se souvient Maryvonne Le roch-nocera (photo). À l’origine, la fille cadette de Jean-Pierre et Marie-Thérèse Le roch est, en effet, expert-comptable. rien ne la prédestinait donc à ouvrir des magasins. Pourtant, pendant une quinzaine d’années, de 1986 à 2003, elle accompagne le développement des points de vente de ses parents. Par ailleurs, elle pilote et coordonne les actions de lobbying en terres bretonnes pour le Groupement.

De son côté, Jean-François tente aussi l’aventure Intermarché, à Seattle, et reprend le magasin d’issy-les- Moulineaux (92). Puis, officier de réserve, il part pour la Bosnie. À la fin du conflit, il crée la Chambre de commerce franco-bosnienne et lance l’enseigne interex pour le Groupement. aujourd’hui, il est créateur d’écoles françaises à l’étranger, dont celles de sarajevo (Bosnie-herzégovine), d’odessa (Ukraine) et de skopje (Macédoine).

Anne-Marie, investie, au début de sa vie professionnelle, dans la haute couture, a elle aussi ressenti le besoin de créer son entreprise. C’est alors qu’elle ouvre le Vêtimarché de Pontivi. ensuite, attirée par l’international, elle installe un intermarché au Portugal et participe au développement de l’enseigne. en 2003, Maryvonne Le roch-nocera ouvre à son tour un intermarché à… surzur, puis reprend l’intermarché familial à arzon (Morbihan). elle est également administratrice de la Fondation Le roch-Les Mousquetaires. « La maison était un bureau. il arrivait à édouard Leclerc de dormir chez nous, à issy-les- Moulineaux. C’était vivant. C’était super. Ça bougeait tout le temps. il y avait aussi des règles qui faisaient que nous arrivions à nous voir. Mes parents n’avaient pas de vie mondaine. Le déjeuner dominical, en général avec des huîtres, était une obligation », se souvient-elle. avant d’ajouter : « son côté tribun, son besoin d’échanger et d’être en perpétuel mouvement, il l’avait aussi avec ses enfants et… les copains de ses enfants. Finalement, notre famille fonctionnait un peu comme une start-up, comme l’on dit aujourd’hui. Tout le monde était mis à contribution. Quant à notre avenir et nos choix d’adultes, mes parents étaient nos premiers sponsors. ils nous soutenaient en ajoutant “ fais ce que tu aimes, mais fais le bien ! ”. »

 

LSA - Comment avez-vous adopté le nom Intermarché ?

M.-T. Le R. - En 1973, Exxon arrive en France avec les stations Esso. Comme le pétrolier exploite la marque Exx, il souhaite trouver un terrain d’entente avec les marques au préfixe « Ex- ». Des avocats d’Exxon sont donc venus nous voir. De notre côté, nous avions chiffré le coût de changement d’enseigne sur chaque magasin et de la campagne de marketing que cela supposait, rien de plus. C’est ce montant que nous avons annoncé aux avocats, qui, vous l’imaginez bien, l’ont accepté immédiatement. Rétrospectivement, nous étions un peu naïfs, mais l’essentiel était que nos magasins aient leurs enseignes, tous au même moment. Comme d’habitude, Jean-Pierre a fait gamberger toute la famille pour trouver un nom. Il voulait quelque chose autour de « marché ». C’est notre fils, Jean-François, qui lança le premier l’idée de « inter » et « marché ». Le conseil d’administration a trouvé l’idée intéressante, et c’est ainsi qu’est né Intermarché.

 

LSA - Pourquoi Intermarché n’a-t-il pris que tardivement le virage de l’hypermarché ?

M.-T. Le R. - C’était d’emblée une volonté de mon mari. Pour lui, nous étions avant tout une enseigne de proximité. Il voulait apporter le prix au plus près des gens. Et la logistique était son obsession. Pour le frais, il ne voulait pas un magasin éloigné à plus d’une heure et demie en camion d’un entrepôt et de trois heures pour le sec. Il sortait régulièrement son compas et traçait, devant nous, sur une carte de France, les zones à couvrir. S’agissant des enseignes, il avait une devise qui résumait bien sa philosophie : « Un homme, un métier. »

 

LSA - Quelles sont les responsabilités que vous avez tenues au sein du Groupement des Mousquetaires ?

M.-T. Le R. - J’ai occupé beaucoup de fonctions et ce dès le début de l’aventure avec Leclerc, puisque j’ai été secrétaire du Galec. Il faut dire qu’au départ, c’est le salon de notre appartement d’Issy-les-Moulineaux qui faisait office de bureau, je me souviens. Avec mon mari, nous avons ouvert quatorze points de vente ! Et, généralement, il ne mettait jamais les pieds dans les magasins. Lui, il était le dénicheur. Il trouvait le lieu. Une fois les grandes orientations et les projets validés, il me passait la main. Au niveau du tiers-temps, j’ai été responsable des achats textiles avec Madame Paré, adhérente de la Rochesur- Yon, puis en charge d’OP Gestion pendant plusieurs années. Ensuite, j’ai pris la présidence de la commission d’agrément pendant une douzaine d’années. À chaque commission, une dizaine de couples passaient devant nous.

 

LSA - Finalement, plus de 1 000 couples adhérents vous doivent de porter l’enseigne…

M.-T. Le R. - Probablement. Ensuite, j’ai participé aux travaux de la cellule Direction interenseignes (DIE) pendant trois ou quatre ans. Il fallait mettre de la diplomatie, trouver des synergies entre les divers métiers et les différentes enseignes sur un même site du Groupement. Après, j’ai contribué au service d’études et de prospective (Serep), une cellule de veille. Dans les années 90, on évoquait déjà le sujet du drive.

 

LSA - La notion de couple a toujours été importante chez les indépendants…

M.-T. Le R. - Oui, c’est fondamental. La vie d’indépendants est passionnante, mais aussi dévorante ! Si l’épouse n’est pas un minimum impliquée et si elle n’accepte pas le rythme de son mari, le projet n’est pas viable. Être indépendants, c’est bien souvent une histoire de famille, une belle histoire où chacun trouve sa place et s’épanouit.

 

LSA - Quel regard portez-vous aujourd’hui sur le Groupement des Mousquetaires ?

M.-T. Le R. - Intermarché va bien. Les valeurs des Mousquetaires sont respectées. Le Groupement prend beaucoup de bonnes décisions sur les questions de développement durable. Regardez, par exemple, l’opération autour des fruits et légumes moches. Enfin, je note que la part de marché d’Intermarché est toujours en progression.

 

LSA - Regrettez-vous de ne pas avoir créé un groupe intégré et donc de ne pas avoir fait fortune…

M.-T. Le R. - On ne mange que trois fois par jour ! L’argent n’a jamais été notre motivation. Regardez la construction du parc de Tréville. Mon mari voulait que les équipes soient dans les meilleures conditions pour travailler, en regroupant tous les services à la même adresse. Sur un terrain de 83 hectares, il a décidé de faire construire des pavillons. Surtout pas des tours ! Ici, tout est fait pour faciliter les échanges, dans un cadre empli de nature et dont les frais d’entretien sont maîtrisés, avec, par exemple, l’absence d’ascenseurs…

 

LSA - Quel est le rôle de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires ?

Marie-Thérèse Le Roch - Au-delà de notre engagement humain en matière de santé, d’esprit civique et de solidarité, notamment aux côtés de plusieurs équipes de recherche (sécurité alimentaire, leucémie, épilepsie et sclérose en plaques) et des sauveteurs en mer, la Fondation se mobilise pour encourager et développer l’esprit d’entreprendre. Soutenir l’initiative économique constitue le second axe majeur de nos actions, que nous souhaitons concrètes et ancrées dans la réalité. Ainsi, la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires soutient les travaux et l’observatoire de l’Union des auto-entrepreneurs (UAE). Parallèlement, dans chaque région, la Fondation est aux côtés des jeunes créateurs d’entreprise qui ont besoin d’aide pour démarrer leurs activités. Avec les prix «Coup de Pouce Le Roch-Les Mousquetaires», nous récompensons les meilleurs business plans. Tout récemment, nous avons doté le concours organisé avec HEC Entrepreneurs au bénéfice de trois jolies start-up. Dès l’année prochaine, nous allons démultiplier le dispositif sur le territoire en partenariat avec les grandes écoles, les universités, les IUT, les écoles de commerce et les incubateurs.

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