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Ioma veut placer des « usines » en parfumerie

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Le monde de la beauté a enfin son Steve Jobs. Dressé dans un costume à carreaux des plus originaux sur la scène du Lido, Jean-Michel Karam, le fondateur de Ioma, a présenté la semaine dernière, la nouvelle trouvaille de sa marque. Il veut placer une « usine » en magasin : la Ioma factory.

Vue intérieur de la Ioma factory.
Vue intérieur de la Ioma factory.

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Comme Steve Jobs, Jean-Michel Karam est un scientifique. Sa spécificité ? Les MEMs, les systèmes micro électromécaniques. Sa technologie a été utilisée pour le robot qui se promène sur Mars… Ce sont des micro capteurs mécaniques.  

Il en a développé des techniques de mesures de la peau qu’il a intégrées dans une machine, placée en magasin. Au total 1 300 appareils, en exclusivité chez Marionnaud et Beauty Success. Les clients peuvent faire leur diagnostic de peau et « tester » l’efficacité des traitements cosmétiques en revenant en boutiques quelques semaines plus tard. En trois ans, la marque a réalisé plus d’un million de diagnostics. Autant de données dans ses serveurs sur la peau de la population… Et qui a sans doute plu à Unilever, depuis que le groupe néerlandais s’est associé à Ioma.

Une personnalisation extrême

Un concept qui a séduit William Koeberlé, le PDG de Marionnaud : « il nous permet de recruter sur le segment des soins, et de faire revenir les clientes en parfumerie », a-t-il assuré lors du lancement de la Ioma Factory.

Pour cette dernière, le concept va encore plus loin. D’une part, le diagnostic de peau intègre de nouvelles fonctionnalités, et détermine une « note » de peau, avec des priorités auxquelles il faut s’attaquer. En établissant un état des lieux personnalisé de la peau, Ioma propose de réaliser la crème « sur mesure ». Un concept de personnalisation poussé à l’extrême, qui se retrouve dans le nom même du produit : « ma crème ».

plus de 40 000 formules

La marque a établi deux bases : une de jour et une de nuit. Ainsi que 8 sérums, qui vont avoir des actions précises : trois sur l’hydratation et six dédiés à la régénération. En combinant des doses différentes de ces 8 sérums et de ces deux bases, la marque propose ainsi 40 257 formules différentes, déterminées automatiquement après le diagnostic.

Ces formules peuvent être soir réalisées à la main, soit via la Ioma Factory. Une machine connectée à la machine de diagnostic, et qui possède en son cœur 8 pipettes pour les 8 sérums. Elle « fabrique », la crème directement sous les yeux des clients. Pour la modique de somme de 139 euros. Certes, on est bien dans le luxe. 

En plus d’animer la boutique, le concept se veut radicalement personnalisé et automatisé. Et surtout, invite la cliente à revenir en boutique une fois arrivée au bout de « sa crème », pour voir l’évolution du traitement et  refaire une crème adaptée.

Cette vision du cosmétique en tant que traitement personnalisé, et non plus, produit le plus performant marque un nouveau pas sur le marché. 

Vue intérieure. 8 pompes injectent des doses différentes des 8 sérums. et aboutissent à un produit totalement personnalisé:  Ma Crème. 

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