Jacquet-Brossard veut doubler ses ventes d'ici à cinq ans

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Le nouvel ensemble Jacquet-Brossard devient le troisième acteur de son secteur. Ce rachat permet à Jacquet de prendre place dans la pâtisserie et de profiter du dynamisme de marchés très porteurs.

Le spécialiste de la boulangerie industrielle Jacquet (groupe Limagrain) a bouclé cet été le rachat de Brossard, pour 41 millions d'euros. Jacquet poursuit ainsi sa diversification, en récupérant des « pépites » comme Savane, le Brownie ou le Cake aux fruits. L'époque où Jacquet se cantonnait au pain de mie est bien révolue : l'offre s'étend aux pains spéciaux, gaufres, crêpes, et donc à la pâtisserie.

« Nous avons l'ambition de construire un ensemble performant, avec une vision à long terme. Et nous croyons à la puissance des marques », indique Daniel Chéron, directeur général de Limagrain. Le nouvel ensemble, baptisé Jacquet-Brossard, avec neuf sites de production et 252 millions d'euros de chiffre d'affaires cumulé, veut doubler ses ventes d'ici à cinq ans, ce qui devrait l'amener à dépasser le leader Harry's. Car la boulangerie et la pâtisserie industrielle sont des marchés porteurs.

Par ce rachat, Jacquet poursuit ses acquisitions dans la pâtisserie industrielle (le belge Milcamps en 2008, la crêperie Lebreton en 2009). En outre, depuis le début de l'année, les marques Jacquet et Brossard ont investi la pâtisserie traditionnelle (madeleines, quatre quarts, crêpes...), un secteur encore très atomisé où des places sont à prendre vis-à-vis de la pâtisserie élaborée (à plus longue durée de conservation).

 

Le devenir des marquesen question

Les synergies entre les deux entreprises devraient porter sur les achats, le marketing et le commercial. Sachant que Brossard ne compte qu'une seule usine, à Pithiviers (45), une rationalisation industrielle semble difficile, d'autant que les gammes de produits sont très spécifiques. Frédéric Thys, ancien PDG de Brossard, devient directeur général adjoint du nouvel ensemble. Peu de changements sont donc visibles, à part peut-être la cohabitation des marques, pour l'instant, et le nom de la nouvelle société. « En termes de marques, aujourd'hui, tout est possible. On peut en conserver une, ou les deux, rien n'est décidé. Nous avons besoin de temps de réflexion car ce sont deux marques patrimoniales », souligne Emmanuel Aimond, directeur de la branche panification de Limagrain et directeur général de Jacquet-Brossard.

BROSSARD DE RETOUR CHEZ LECLERC ?

Depuis 2008, tous les produits Brossard sont absents des magasins E. Leclerc, suite à la brouille entre l'enseigne et Guy Schumacher, ex-patron de Brossard. Le rachat de l'entreprise devrait changer la donne, d'autant que les équipes commerciales n'auraient pas rompu le contact. « Nous espérons un retour en rayons le plus tôt possible. Car cela fait partie du potentiel de développement de la marque », a indiqué Daniel Chéron, directeur général de Limagrain. Avant d'être déréférencé, Brossard réalisait près de 12 M€ de ventes chez E. Leclerc.

 

LES OBJECTIFS DE JACQUET-BROSSARD

 

(252 M€ de CA cumulé, à marques et en MDD) :

  • Accroître le leadership sur les pains spéciaux
  • Renforcer les positions existantes sur le pain de mie
  • Élargir les territoires de marques en pâtisserie

NOUVELLE IDENTITÉ

  • Le logo du nouvel ensemble est une fusion des deux anciennes marques

 

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Article extrait
du magazine N° 2197

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