Jacquet Brossard veut doubler son chiffres d’affaires à l’international

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RÉSULTAT Deux ans tout juste après le rachat de Brossard, Jacquet Brossard conforte ses positions sur le marché du pain préemballé et de la pâtisserie et nourrit de nouvelles ambitions à l’international.

Le Cake Citron de Brossard

Bien loin de la Bretagne et de la sinistrose qui touche l’industrie agroalimentaire, Jacquet Brossard, numéro deux des pains préemballés avec sa marque Jacquet  et également numéro deux de la pâtisserie industrielle avec sa marque Brossard, veut croire au mariage heureux. Deux ans après l’intégration de Brossard, l’entreprise, filiale du groupe coopératif Limagrain affiche un chiffre d’affaires en hausse de 5% à 292 M€. Les effectifs restent stables avec 1300 collaborateurs.

Sans huile de palme

"Nous sommes une entreprise made in France. 95% de nos produits sont fabriqués en France, dans l’une de nos six usines, à l’exception des gaufres qui sont élaborées dans nos usines belges", explique volontiers Emmanuel Aimond, directeur général de Jacquet Brossard. Pour conforter ses positions sur le marché français, l’entreprise mise sur la force de ses marques. Sur le marché du pain (544 M€), Jacquet détient 32% de parts de marché et réalise un chiffre d’affaires de 105 M€ en croissance de 5%. Sur le marché de la pâtisserie industrielle (923 M€), Brossard détient une part de 10%. Depuis son retour dans les magasins Leclerc il y a 18 mois, les ventes s’accélèrent, en particulier pour la griffe Savane qui bénéficie d’un fort taux de notoriété  (22 m d’unités vendues, selon les données de Nielsen en cam arrêtées à début septembre 2013). Jacquet Brossard n’entend pas en rester là et annonce pour le début de l’année prochaine une refonte de sa recette des gâteaux Savane élaborée sans huile de palme.

Doubler le chiffre d'affaires l'export

"Deux années de travail ont été nécessaires pour mettre au point cette nouvelle recette", insiste Sylvie Vasseur. La complexité de la tâche se situant principalement dans la fameuse vague de chocolat qui fait l’identité de la marque et dont le moelleux était jusque- là assuré par la présence d’huile de palme. "Nous allons continuer à développer de nouveaux produits. 75% de notre croissance repose sur des produits qui ont moins de trois ans d’existence", avance Emmanuel Aimond. D’ici les trois prochaines années, l’ensemble de l’offre de pâtisserie de Jacquet Brossard ne devrait plus contenir  la moindre goutte d’huile de palme. Une tâche qui a déjà été effectuée sur l’ensemble des références de pains préemballés à marque Jacquet. Le développement à l’international de l’entreprise constitue un autre levier pour sa croissance. 15% du chiffre d’affaires est réalisé à l’export et doublera d’ici les cinq prochaines années, selon Emmanuel Aimond. Pour cela, l’entreprise compte bien s’appuyer sur la dimension déjà très internationale du groupe Limagrain, présent dans 162 pays. Le Brésil constitue la première ouverture à l’international de Jacquet Brossard. En novembre 2012, l’entreprise avec son partenaire brésilien, la famille Gerra, a inauguré une usine de 100 000 M2 situé dans l’état du Parana, au sud du pays. D’ici l’été prochain, une ligne de biscuits entrera en activité ainsi qu’une ligne de biscuits et de crackers  qui produira pour le partenaire brésilien de Jacquet Brossard. Pour son développement en dehors de l’Hexagone, l’entreprise privilégie la marque Jacquet, plus "mémorisable à l’étranger et plus audible", selon Emmanuel Aimond.  L’implantation au Brésil de Jacquet Brossard représente un investissement de 10 M€

 

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