Jardiland, défricheur du végétal en grandes surfaces

|

Les péripéties qui ont émaillé la chronique de Jardiland ne l'ont pas empêchée de devenir la première enseigne de jardineries en France après en avoir été la pionnière.

La rédaction vous conseille

Au début des années 70, trois horticulteurs s'associent pour créer une centrale d'achats, alors que le marché du jardin n'en est qu'à ses balbutiements. Le fruit de leur alliance s'appelle Tripode. Rapidement, les affiliés se pressent au portillon et les grands noms de la pépinière française adhèrent au projet. Curieux de savoir ce qui se passe au-delà des frontières, les trois compères partent à la découverte d'autres marchés et s'en inspirent pour développer leur enseigne, Jardinery. Le réseau poursuit son essor et, en 1980, le trio fondateur estime qu'une communication nationale s'impose pour fédérer le réseau et le faire connaître. Deux ans plus tard, Jardinery est rebaptisée Jardiland. En une décennie, elle est devenue l'enseigne phare des jardineries françaises, possède ses propres pépinières et a multiplié par six son chiffre d'affaires.

 

Semis difficiles

Au milieu des années 2000, pourtant, le réseau s'essouffle, concurrencé par d'autres enseignes de jardineries, mais aussi par les grandes surfaces de bricolage. De plus, le groupe doit trouver une meilleure assise financière pour accélérer son développement. En 2005, Jardiland ouvre son capital à Michel Leclercq, fondateur de Décathlon, qui fait trois petits tours... et jette l'éponge. Quelques avatars après, le groupe trouve son nouveau partenaire en 2006, le holding Batipart, et met à sa tête son principal franchisé Michel Conte, actuel président, qui apporte en dot 30 magasins. La période de turbulences s'achève, le groupe peut enfin repartir sur de bonnes bases et se concentrer sur son avenir, en premier lieu son concept à la théâtralisation poussée, inauguré en 2009 à Lyon. L'enseigne y convie à une « promenade marchande » et à une « expérience d'achat différente».

Récolte partagée

« Plus de trois décennies après le début de notre histoire, une passion commune pour le monde du végétal nous anime toujours et continue d'être notre moteur. La partager en ouvrant cette année le capital à tous les salariés en est l'expression la plus logique », souligne Michel Conte. 2010 est aussi l'année où L'Esprit Jardiland voit le jour. Elle remplacera peu à peu Vive le Jardin.

 

Parc florissant

D'ici à 2015, le groupe veut encore intégrer une centaine de magasins. Ce plan de développement lui permettra de structurer clairement son réseau entre Jardiland pour les points de vente de plus de 4 500 m2, et les petits formats de 2 500 à 4 500 m2 qui deviendront L'Esprit Jardiland. À en juger par les projets qui fourmillent depuis dix-huit mois, le leader des jardineries semble bien en avoir fini avec ses années noires.

JARDILAND EN DATES

1973 Naissance de la centrale d'achats Tripode et son enseigne Jardinery.

1982 Jardinery devient Jardiland.

1984 Création de l'enseigne Vive le Jardin.

1997 Jardiland est leader de la jardinerie en France avec 87 unités.

2000 Naissance du groupe Jardiland.

2006 Fusion des deux plus importants groupes de franchisés. Michel Conte devient président de Jardiland.

2009 Nouveau concept et nouvelle identité visuelle.

2010 Création de L'Esprit Jardiland en remplacement de Vive le Jardin.

EN CHIFFRES

  • 787 M€ de chiffre d'affaires en 2009, soit + 4,5% à surfaces constantes, et + 9,1% à surfaces variables par rapport à 2008
  • 215 magasins, dont 129 Jardiland en France, 46 Vive le Jardin et 8 L'esprit Jardiland
  • 5 000 salariés
  • +10 % de croissance de chiffre d'affaires prévus en 2010 à surfaces variables
  • 8 Jardiland à l'étranger (Espagne, Portugal, Belgique)
  • 700 ha de pépinières.

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2137

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous