Jardiland reprend l'offensive

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STRATÉGIE - Après plusieurs années de perturbations liées à sa restructuration capitalistique, le groupe Jardiland semble prêt à entrer dans une phase de croissance. Il dispose d'une équipe de direction au complet à la tête de laquelle Guilhem Porcheron a été nommé en septembre. Celui-ci livre ses analyses et révèle les projets du pionnier de la jardinerie en France.

Nouveau directeur général du groupe Jardiland, Guilhem Porcheron est loin d'être un néophyte du monde végétal. Depuis vingt ans, il a mené, en effet, plusieurs missions internes de direction générale pour ce groupe, tout en étant conseiller du président, Michel Conte. Le choix de cet ancien chargé de mission de développement à l'international chez Mc Kinsey, puis associé partenaire dans des cabinets spécialisés en gestion du changement, n'est évidemment pas étranger à la double ambition du groupe d'assurer sa croissance internationale - Jardiland ne possède qu'une dizaine de magasins à l'étranger, surtout en Espagne -, tout en lui permettant d'absorber une réorganisation qui a connu bien des péripéties ces dernières années.

Une concurrence exacerbée

Depuis deux ans, Jardiland a joué les équilibristes, désorienté, à juste titre, par les trous d'air. En 2006, l'enseigne annonce l'ouverture de son capital au fondateur de Décathlon, Michel Leclercq, qui, quelques mois plus tard, jette l'éponge. Cette même année, l'enseigne s'offre un nouveau président, Michel Conte, dirigeant de son principal franchisé SA Conte, tout en s'adjoignant un partenaire financier, le holding Batipart. L'année 2008 figure comme la première de consolidation pour le groupe, qui, au-delà de ses propres difficultés, subit, comme beaucoup d'autres, des conditions climatiques très défavorables au marché du jardinage. En France, ce dernier représente un chiffre d'affaires de 6,1 milliards d'euros - en hausse de 3 % en 2007, selon l'association interprofessionnelle Promojardin.

Pour Jardiland, il est temps de renouer avec la croissance, face à une concurrence qui se densifie entre spécialistes, qui s'arrogent un tiers du marché en France en comptant les libres-services agricoles (Lisa). Outre les enseignes du groupe InVivo, Gamm vert et Comptoir du Village, d'Apex comme Point vert-le Jardin ou Magasin vert et Point vert, une chaîne de Lisa qui lance, cette année, un nouveau concept et pourrait changer de nom pour mieux refléter sa double activité - jardinage et bricolage -, le pionnier des jardineries est confronté à la montée en puissance d'autres acteurs ambitieux. Notamment Truffaut, Delbard ou Botanic, un réseau de jardineries qui revendique plus que jamais son positionnement d'écodistributeur depuis qu'il a ouvert ses rayons aux produits alimentaires biologiques.

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Article extrait
du magazine N° 2074

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