Jean-Paul Bonnel, Marks & Spencer France, Un rénovateur issu du sérail

Jean-Paul Bonnel, le nouveau directeur général de Marks & Spencer France, Belgique, Luxembourg arrive au moment où l'enseigne négocie un virage capital.

Marks & Spencer aura tenu ses promesses sur un point. C'est bien un Français qui succède à Richard Sadler à la tête de la filiale française (LSA n° 1673). Mais là où l'on attendait un manager recruté en dehors du groupe, ainsi qu'il en avait été question en avril, c'est finalement un homme du sérail que l'enseigne a retenu pour présider aux destinées de sa filiale française. « Ma connaissance complète de celle-ci a prêché en ma faveur », justifie Jean-Paul Bonnel.

Le nouveau directeur général compte treize années de maison, juste entrecoupées par une infidélité de un an, le temps d'un passage chez l'hôtelier Accor, en tant que directeur du réseau des boutiques Le Nôtre. Cette promotion constitue le point d'orgue d'une carrière qui l'a amené aux fonctions de directeur de magasin, puis de directeur régional, directeur des ventes, directeur marketing et pour finir directeur commercial depuis septembre 1999.

Appelé à la direction de la filiale française, à cheval sur trois pays, d'un groupe de distribution britannique, Jean-Paul Bonnel a le profil international. Il a supervisé l'ouverture du seul magasin de Marks & Spencer au Luxembourg et a été en poste en Belgique. Cette propension à la mobilité lui vient peut-être de son enfance passée aux quatre coins du monde. Né en Indonésie, il a ensuite vécu en Norvège, en Iran, au Nigéria et aux Pays-Bas.

Un atout non négligeable pour un homme dont le principal objectif sera de conduire le mouvement de rénovation globale de l'enseigne en France, tout en gardant le contact avec le siège à Londres. Une refondation qu'il a déjà contribué à alimenter au fil de ses précédentes prises de postes. Il a participé à l'implantation des premiers Coffee Bar dans les magasins et a initié la réorganisation du merchandising textile et alimentaire par univers.

Mais Jean-Paul Bonnel a encore devant lui plusieurs chantiers qui touchent à l'organisation avec, pour objectifs communs, « de faciliter la prise de décisions ». En magasins, les échelons hiérarchiques vont passer de 8 à 4, le travail sera structuré par fonctions (service client, vente, stocks, merchandising) et non plus par familles (mode, lingerie ). Des changements dont il attend de récolter les fruits au printemps 2001.
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Article extrait
du magazine N° 1684

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