Jean-Philippe Deltour, cofondateur de la société de courtage en financement de commerces Creditrelax

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INTERVIEWINTERVIEW « Envisager différemment le financement des franchisés »

LSA - La crise complique-t-elle le financement des futurs franchisés ?

Jean-Philippe Deltour - Elle oblige les franchiseurs à appréhender différemment les plans de financement. Les nouveaux magasins montent en puissance plus lentement qu'il y a un an, ce qui accroît leur besoin en fonds de roulement. Et les banquiers sont plus frileux. Cela conduit à augmenter l'apport personnel du franchisé - minimum 30 % de l'emprunt aujourd'hui - ou ses garanties. La situation est délicate pour certains projets de franchisés lancés l'an dernier sans anticiper le ralentissement économique et qui, confrontés à des soucis de trésorerie, leur imposent de demander un découvert ou une modulation de leurs échéances de crédit.

LSA - Les banques continuent-elles de financer la franchise ?

J.-P. D. - Les décisions sont beaucoup plus longues et strictes, et certains banquiers ne financent pas certains secteurs. Mais un projet cohérent finit toujours par trouver son financement, si le porteur a le bon profil, s'il dispose d'un apport personnel suffisant et si son projet offre de réelles perspectives de rentabilité. La franchise permet une bonne visibilité, grâce à la comparaison avec les chiffres des autres magasins du réseau. Mais il reste plus facile de financer un projet au sein d'une enseigne établie que dans un réseau en croissance.

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Article extrait
du magazine N° 2087

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