Jérôme Bédier (FCD) en appelle au dialogue avec les agriculteurs

LÉGISLATION - LOISLe président de la FCD tenait une conférence de presse ce matin pour évoquer la situation de blocage des plates formes logistiques. Premier extrait: « La FNSEA nous utilise pour des raisons médiatiques. Nous sommes les instruments d'une politique syndical

« Sur la méthode, nous sommes en face d'une action illégale. En France, la tolérance à l'égard des actions illégales est heureusement en train de se réduire. La FNSEA nous accuse de ne pas respecter la loi. Au contraire, les grandes surfaces respectent les lois de la République, et ne peuvent accepter que des méthodes illégales soient employées à leur encontre ».

 

«Nous avons tendu la main au dialogue. Nous avons résolu des crises, signé des accords interprofessionnels. Nous avons contribué à redresser le marché de la viande bovine de manière efficace. C'est la FNSEA qui choisit de quitter la table des négociations pour choisir l'affrontement.

 

«Nous utiliserons tous les moyens juridiques, en déposant des référés et des plaintes, afin que les plates-formes logistiques bloquées soient libérées, et que revienne le retour au dialogue entre les acteurs économiques »

 

«Nous entendons toutes les revendications, y compris les plus contradictoires. Les prix sont trop haut, trop bas, les grandes surfaces font trop de marges ou il y a trop de concurrence entre enseignes... »

 

« La FNSEA condamne les marges arrière. C'est une question sérieuse qui n'est pas nouvelle puisque nous l'avions soulevée lors de la discussion sur la loi Galland. Celle-ci nous oblige à construire et à négocier les prix de manière complexe, parce que cette loi est complexe, même si le prix final ne change pas puisque les prix dans les grandes surfaces françaises ne sont pas très différents de ceux des autres pays européens»

 

«La question des marges arrière ne concerne pas les produits agricoles. Cette question relève des industriels. C'est d'ailleurs avec eux que nous avons établi le contact, même si la manière de traiter ce sujet n'est pas simple. En revanche, la FNSEA est hors jeu du sujet des marges arrière »

 

« Les marges arrière représentent entre 25 et 30 % des prix des produits industriels, plus ou moins selon les cas. Mais les responsables agricoles utilisent l'argument de 50 % de marges arrière et fait l'amalgame avec le frais, où ces marges ne dépassent pas 2 à 3% »

 

"En fait, les responsables agricoles sont nostalgiques de l'encadrement des prix et des marges. Le contrôle des prix et des marges a été abandonné en 1986. Bruxelles et Paris considèrent qu'il s'agit d'ententes. La logique syndicale l'emporte sur le fond du dossier ».

 

« Nous lançons un appel pour que les agriculteurs reviennent à la table des négociations pour parler des choses de demain, avec ceux qui font de la segmentation, qui crée de la valeur ajoutée, qui suivent l'agriculture raisonnée et que nous voulons soutenir ».

 

« La date choisie pour cette action syndicale n'est pas anodine. Les grandes surfaces font le maximum pour soutenir la consommation. Mais l'action syndicale n'est pas sans risque pour celle-ci compte tenu du système de flux tendus que nous employons. Et la consommation reste le seul moteur allumé de l'économie actuellement. La période à l'approche de Noël est très active pour nos clients, elle est très importante. Il faut très vite retrouver le dialogue avec les agriculteurs. Fût-il musclé. Mais légal ».

 

 

 

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