Journée Drive LSA : « la fin des temps héroïques »

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A l’occasion de la conférence Drive LSA, organisée le 13 novembre à Paris, les principaux acteurs de ce nouveau format se sont interrogés sur son avenir, entre impact de son encadrement législatif et menace Amazon.

Après des années fastes, qui ont vu son parc exploser pour dépasser les 2700 points de vente selon LSA Expert, les bons emplacements sont plus difficiles à trouver, les progressions à surface comparable plus modérées…  D’après Nielsen, le chiffre d’affaires moyen ne cesse de baisser, tandis que les premiers drives connaissent encore une progression de leurs ventes supérieures à 10 %. Faut-il déjà parler d’une crise du drive ? « Non, il y a une raison à cela. Après les hypermarchés les plus gros et les mieux placés, aujourd’hui tout le monde veut ouvrir un drive, donc on va sur des points de vente de plus en plus petits », assure Pascal Payraudeau, adhérent Leclerc responsable du drive. Rien d’alarmant selon ce pionnier du format, qui a fait de Leclerc le leader du drive en France.

Le marché ne peut pas tout absorber

«Je pense que l’épopée héroïque est derrière nous, estime pour sa part Jean-Philippe Grabowski, directeur général de Chronodrive. Les progressions à comparable se tassent et le marché ne peut pas tout absorber. A Alès, ville de 40 000 habitants, on compte 5 drives!» Surtout, l’encadrement législatif des ouvertures risque de couper l’élan de la filière. « Cela va privilégier les positions acquises, comme celle de Leclerc, et les drives solo vont être affectés », déplore le patron de Chronodrive.
En attendant les détails d’application de cette loi, Amazon Fresh fait toujours autant parler. Faut-il craindre son arrivée sur la livraison de produits frais à domicile? «Même pas peur!», lance Pascal Payraudeau, de Leclerc. Un avis qui résume bien la perception que les distributeurs ont de la difficulté de la livraison à domicile en France. En revanche, pour Pascal Oualid, directeur e-commerce de Monoprix, il ne faut pas sous-estimer l’américain. « Amazon ne m’inquiète pas sur le frais mais que dire de la lessive ou des couches, interroge-t-il. Il est très actif sur ces segments ; notamment avec ses abonnements pour les couches. Un créneau dont les distributeurs sont absents pour l’instant.» A bon entendeur...

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