Joyeux Noël

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EDITORIAL

Tous les ans, il est de coutume de dire que la période des fêtes de fin d'année, dont les grands magasins viennent de donner le top départ, sera cruciale.Un adage qui se vérifie immanquablement tant certains secteurs sont dépendants des ventes de décembre. 2006 revêt pourtant une importance toute particulière. Car après un bon premier semestre, le troisième trimestre affiche une étonnante croissance zéro selon l'Insee. Ce revers inquiète les experts en tous genres.

Il ne sert pourtant à rien de s'alarmer : sauf catastrophe, l'année en cours sera meilleure que prévu. Pas d'euphorie non plus : la reprise est fragile et l'avenir est incertain puisqu'il est coutume de dire que les années d'élection présidentielle ne sont pas favorables à la consommation...

Il convient donc de tout faire pour passer un bon Noël. Bien évidemment, le moral des consommateurs sera prépondérant. L'envie ou non de faire la fête dopera ou non les ventes alimentaires. L'état des finances des ménages, notamment le niveau d'endettement, fixera inconsciemment le montant des cadeaux. Sans oublier la météo, qui jouera, comme à son habitude, un rôle déterminant sur les ventes de textile.

Mais les professionnels ont également des cartes en main. Dans le jouet,des licences focalisent l'attention et des produits exclusifs créent de la différenciation. Dans l'électronique grand public, les dernières trouvailles (téléphones portables,consoles de jeux, GPS...) s'arrachent commedes petits pains. De plus, il convient de lancer son produit à temps (histoire de figurer dans les catalogues des distributeurs), de monter des opérations spécifiques avec des enseignes et de ne pas manquer son plan média.

Ensuite, il faut susciter l'envie de consommer. Le commerce joue alors un rôle en proposant une offre judicieuse (un large choix en nombre mais aussi en positionnement), une décoration attrayante, des animations percutantes, une communication judicieuse, des justes prix et des ruptures en rayons limitées. Les moyens sont connus et les outils éprouvés : industriels et distributeurs sont déjà dans les starting-blocks.

Si l'épreuve se déroule bien - tout est en place pour qu'il en soit ainsi -, on pourra alors dire que le pari de la relance économique est en passe d'être gagné. Le troisième trimestre ne sera qu'un accident, et la croissance annuelle du PIB dépassera 2%. Ce serait alors un joli cadeau de Noël, pour la consommation en général et pour les entreprises en particulier.

Yves Puget, ypuget@lsa.fr
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