Jules à Bordeaux : les premières photos du concept

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Jules présente son nouveau visage à Bordeaux, dans la très commerçante rue Saint-Catherine. LSA y était. Découvrez le concept en images.

Jules présente son nouveau visage rue Saint-Catherine, à Bordeaux.
Jules présente son nouveau visage rue Saint-Catherine, à Bordeaux.

« Ni gâcher, ni brader ». L’enseigne de mode pour hommes Jules, dont LSA vous expliquait le plan de reconquête, présentait hier, mercredi 30 octobre 2019, la concrétisation de cet état d’esprit. C’est à Bordeaux que cela se passe, dans la très commerçante rue Saint-Catherine, et LSA y était. Visite guidée de ce nouveau concept.

 

Ici, trônait autrefois une parapharmacie. L’ancien magasin Jules, lui, était installé un peu plus loin. Il trouve désormais place au 49 de la rue Saint-Catherine, sur 180 m² de surface de vente, de plain-pied. Ironie de l’histoire, on a, juste à côté, une boutique Celio, le grand concurrent de Jules en matière de prêt-à-porter pour hommes. Et, en face, un magasin Pull & Bear, généraliste lui, mais il faut avouer très fort sur le style et le merchandising.

Autant dire que ce nouveau Jules, imaginé en partenariat avec l’agence Malherbe Paris, doit être à la hauteur s’il veut emporter l’adhésion. L’idée première est donc de le rendre visible, au maximum. « Nous avons voulu ce point de vente ouvert le plus possible sur l’extérieur », commente Benoit Latron, le directeur marketing de Jules. Plus de vitrine scénarisée en tant que telle mais, au contraire, une vue directement sur l’offre.

 

 

Rien ne mieux, pour mettre en valeur l’offre, qu’un travail « sur silhouette ». Le consommateur a sous les yeux une vision du vêtement porté. Une manière bien sûre très efficace de se faire une idée des couleurs et de la qualité de la coupe.

A noter, également, l’aspect brut du décor, des murs comme du plafond. Le message est parfaitement clair. Pas de fioriture mais, surtout, rien à cacher : Jules se dévoile entièrement. Et vient souligner son engagement en faveur du « zéro waste », s’engageant « à ne produire que ce qu’il est possible de vendre, sans gâcher, sans brader », en faisant appel, dans son concept, à la FabBrick.

C’est ce que l’on voit ici, avec ces briques servant de mobilier de présentation des articles. Réalisées avec du textile recyclé, sur une idée de Clarisse Merlet, ces briques sont à la base un matériau de construction pouvant être utilisé soit comme mobilier, soit comme cloisons isolantes. On les retrouve joliment utilisées un peu partout dans ce magasin, jouant le rôle de décoration mais aussi d’appel visuel pour entraîner le client vers le fond du magasin.

 

 

 

Toujours pour être en adéquation avec son discours, Jules se propose, avec ce bac à recyclage, de recueillir les vêtements qui ne sont plus utilisés par les clients. Seul bémol, si l’on veut en trouver un : ce geste est conçu comme un don, ce qui est parfaitement louable, mais Jules n’en profite pas pour récompenser les donateurs. Après tout, d’autres enseignes, elles, fonctionnent avec des systèmes de bons d’achat lorsque l’on rapporte des vêtements.

C’est un détail cela dit car, diablement plus intéressant, car nettement moins fréquent en boutiques (on en trouve chez Devianne, par exemple) Jules propose un service de réparation. Un bouton qui est tombé, une braguette détraquée ou une fermeture éclair cassée… pas de panique, il est désormais possible de les faire réparer ici. « Et c’est un service proposé pour toutes les marques bien sûr, pas seulement pour les articles Jules », complète Benoit Latron.

 

 

Ceci posé, c’est bien sûr sur les pantalons, chinos mais surtout denims, que l’on attend Jules. Ces derniers sont exposés en mural, de manière certes assez classique, mais maligne. C’est très clair pour le client et c’est, surtout, très pratique pour les équipes de ventes. L’ensemble du mobilier est conçu pour être modulable. Les étagères sont amovibles, se désinstallent et s’installent un cran plus bas ou plus haut d’un simple geste. De quoi pouvoir suivre l’évolution des stocks sans aucun problème.

 

Une autre démonstration, ici, de cet aspect modulable du mobilier. Avec, petite astuce supplémentaire : ces meubles sur roulettes qui, en bas, jouent le rôle de stockage supplémentaire. Rajoutez les écrans vidéo qui, en continu, diffusent les supports de com’ de l’enseigne, et comprenez que, visuellement, le pari est réussi.

 

Enfin, et c’était tout le sel de ce que Jean-Christophe Garbino, directeur général de Jules, expliquait récemment : l’heure est à la personnalisation des points de vente. La démonstration en est faite ici avec ce sweat « bordelais » par exemple. Mais, au-delà de ce simple clin d’œil, c’est bien sur un spectre bien plus large de l’offre que cet question de l’adaptation au local doit se jouer. Parce que la concurrence n’est pas la même d’un magasin à l’autre, parce que la météo n’est pas similaire non plus et parce que le profil des consommateurs n’est lui non plus pas le même, alors l’offre doit être, elle aussi, différente d’une boutique à l’autre. C’est, assurément, tout l’enjeu du commerce de demain. Dans la mode comme ailleurs.

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