Jus de fruits : la filière tire fort la sonnette d'alarme

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Les fabricants de jus de fruits lancent un cri d’alarme : entre la baisse continue de l’euro face au dollar et la hausse des prix de la plupart des matières premières, ils ne pourront investir dans les usines, ni embaucher s'ils ne réussissent pas à augmenter les prix auprès des consommateurs.

Les producteurs de jus de fruits achètent les concentrés d'orange ou de mangue en dollars, ce qui, en ce moment, les pénalise fortement.
Les producteurs de jus de fruits achètent les concentrés d'orange ou de mangue en dollars, ce qui, en ce moment, les pénalise fortement.© jillchen- Fotolia.com

Voilà moins de six mois, les fabricants français de jus de fruits annonçaient les conséquences de la baisse continue de l’euro face au dollar, qui a renchéri en quelques mois de 20% le coût de la plupart de leurs matières premières : orange, pamplemousse, ananas, fruits exotiques... « Ce déséquilibre du taux de change, combiné à la raréfaction des fruits destinés au marché des jus de fruits, conduit désormais de façon évidente à des hausses vertigineuses de coûts de production pour les fabricants , annonce Unijus, l’union des fabricants de jus de fruits. Ce surcoût, qui n’est pas répercuté sur le prix de vente au consommateur, déstabilise fortement les entreprises du secteur et compromet leur équilibre financier à très court terme ».

Euro faible face au dollar

Les matières premières des jus de fruits représentent entre 60 et 80% des coûts de production, poursuit Unijus. L’explosion du prix de ces matières premières renchérit très fortement les coûts de production des fabricants qui, pour le moment, n’ont pas répercuté sur les prix de vente aux consommateurs. En effet, selon Iri, les prix des jus de fruits est stable sur un an (-0,2%) tandis que les ventes sont mal orientées (-4,8%, à 1,58 milliards d’euros, tous circuits GMS confondus).

« Les marges des entreprises sont très fortement éprouvées, avance Unijus. Certains opérateurs ont déjà programmé le gel de leurs investissements et des embauches. Des plans de restructuration sont aussi envisagés. La hausse du coût des matières premières couplée à la guerre des prix entre distributeurs plongent le secteur dans une des situations les plus tendues de ces dix dernières années ».

Le jus d’ananas : +40 centimes le litre.... dans l'idéal

Les récoltes en provenance de Thaïlande, une des principales origines pour l’ananas, ont été plus mauvaises que prévu. Les quantités de fruits à destination du jus de fruit ont été divisées par deux par rapport à 2014 avec, pour conséquence, un prix du concentré d’ananas acheté qui a presque quadruplé depuis 2014. Le surcoût pour les fabricants correspond à 40 centimes d’euros du litre, ce qui rend ce fruit inaccessible. Au Costa Rica, l’autre pays de l’ananas, des inondations ont conduit les producteurs locaux a augmenté le prix de 30%.

Les autres hausses des concentrés

  • Fruit de la passion : +60%
  • Mangue (origine Inde) : +50%
  • Pomme (origine Europe) : +20%
  • Framboise (origine Europe) : +200%
  • Pamplemousse : +150% (sur 10 ans)
  • Jus de raisin : +70%

Source : Unijus

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