Karl-Gerhard Eick relève le défi d'Arcandor

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Bon courage... Pour accéder enfin aux commandes d'un grand groupe allemand, Karl-Gerhard Eick, qui était directeur financier de Deutsche Telekom depuis huit ans, a dû accepter de diriger l'une des entreprises les plus mal en point du pays, Arcandor. À 54 ans, ce Bavarois qui a étudié à l'université d'Augsbourg va se retrouver dans une entreprise de distribution et de tourisme en pleine déconfiture.

Ancien cadre de BMW, du fabricant d'articles de la table WMF, de Carl Zeiss, du grossiste pharmaceutique Gehe et de Franz Haniel, il a l'habitude des missions impossibles. À son arrivée à la direction financière du numéro un européen des télécommunications, le groupe était au bord du gouffre. Après plusieurs plans massifs de licenciements et la cession de nombreuses filiales, Karl-Gerhard Eick est parvenu à réduire le lourd endettement du géant allemand.

Son savoir-faire ne sera pas de trop chez Arcandor. Sa filiale spécialisée dans les grands magasins, Karstadt, ne parvient en effet toujours pas à relever la tête, et le vépéciste Quelle souffre de la concurrence de la Toile. Moins médiatique que son prédécesseur toujours bronzé, Thomas Middelhoff, qui n'a pas réussi à redresser le groupe malgré la vente de Neckermann et le rachat de la majorité du capital du voyagiste Thomas Cook, Karl-Gerhard Eick ne manquera pas de travail ces prochains mois.

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Article extrait
du magazine N° 2070

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