Kering hausse le ton face aux salariés et aux syndicats de la Redoute

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Un bras de fer s'engage entre Kering, ancien actionnaire de la Redoute, les syndicats et les salariés sur le plan social portant sur 1178 salariés sur un total de 3400.
Un bras de fer s'engage entre Kering, ancien actionnaire de la Redoute, les syndicats et les salariés sur le plan social portant sur 1178 salariés sur un total de 3400.

L'intersyndicale de la Redoute (CGT-CFDT et SUD) faisant pression en refusant de signer le protocole d'accord proposé par la direction, Kering, ancien actionnaire de la Redoute, rappelle ce matin qu'il a pris toutes ses responsabilités d'actionnaire. "Kering s'est engagé à financer le projet des repreneurs à hauteur de 520 millions d'euros, 320 millions d'euros pour la transformation, modernisation de la logistique et de l'informatique de la Redoute, et 200 millions d'euros pour les mesures d'accompagnement social".

Et de préciser que les mesures d'accompagnement sont très supérieures aux standards actuels : "une salariée ayant une ancienneté moyenne à la Redoute de 20 ans se verrait proposer une indemnité de plus de 60 000 euros, assortie de 20 000 euros de mesures d'accompagnement et le plan prévoit des pré-retraites dès 55 ans à la Redoute, qui concernent environ 700 bénéficiares potentiels". L'avenir de la Redoute est aujourd'hui suspendu à l'acceptation ou au refus de l'accord soumis à signature le 20 mars. La direction de Kering et les repreneurs, Natalie Balla et Eric Courteille, appellent les salariés et les syndicats à prendre leurs responsabilités. L'entrepôt de la Martinoire était bloqué ce matin par 70 grévistes.

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