Kiabi, numéro un toutes catégories en 2014

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L’enseigne de textile, déjà leader en France en volume de ventes, l’est également devenue en valeur, devançant désormais les Galeries Lafayette. Kiabi a dépassé les 10% de part de marché en 2014.

On parle évidemment beaucoup de Primark, et de son entrée fracassante sur le marché français. Mais, pour autant, ses 126 millions d’euros de chiffre d’affaires dans ses cinq magasins – dont, certes, un seul avec douze mois d’activité – doivent être mis en parallèle avec le niveau des ventes de Kiabi dans l’Hexagone : 1,15 milliard d’euros, dans ses 352 boutiques. Soit un chiffre d’affaires en hausse de 7,1%.

De quoi faire de Kiabi le grand vainqueur de l’année 2014 du textile. L’enseigne est, en effet, devenue leader du marché en valeur, devant les Galeries Lafayette, comme elle l’était déjà en volume : 10% de part de marché désormais en France. À l’échelle du groupe, le chiffre d’affaires s’affiche à 1,56 milliard d’euros, en progression de 8,7%. Loin, évidemment, des mastodontes mondiaux Inditex et H & M, largement au-delà des 15 milliards d’euros de ventes annuelles, mais, à l’heure des bilans, franchement pas de quoi rougir.

Et avec des ambitions fortes, surtout, pour continuer son joli bonhomme de chemin dans la mode : « Nous avons vendu 236 millions de pièces en 2014, nous en écoulerons 470 millions en 2019, avec le pari de doubler nos volumes de ventes tout en divisant par deux nos délais de livraison », avance Nicolas Hennon, le tout nouveau directeur général de Kiabi, en remplacement de Jean-Christophe Garbino, parti exercer ses talents en Afrique du Sud, chez Truworths.

Logistique et maillage

Avis, en somme, de révolution logistique en cours. Une nécessité pour qui veut jouer dans la cour des grands du textile. Ne serait-ce que pour être capable de se battre sur les prix : optimiser l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement est, dans ce contexte, obligatoire.

La grande force de Kiabi est d’avoir su anticiper la guerre des prix qui se joue, dans le sillage de Primark. En moyenne, un article s’y vend à 8 €, et cet argument-là est essentiel. Après avoir baissé ses prix de 17% en 2014, Kiabi a encore fait des efforts sur ses étiquettes, avec une réduction de 2,1%.

L’image qualité/prix ainsi renforcée, Kiabi peut désormais travailler son ancrage territorial, avec des ambitions affirmées d’implantation en galeries commerciales. « Nous voudrions nous y implanter plus vite encore, mais aller à la conquête de ces shopping malls passe par une phase de séduction auprès des foncières pour lesquelles, du moins pour certaines, nous avons encore une image d’enseigne de périphéries et uniquement de périphéries », explique Nicolas Hennon, qui lance cette supplique : « Amis des foncières, faites-nous confiance ! »

  • 1,56 Milliard d’euros de chiffre d’affaires mondial en 2014, à + 8,7%
  • 449 magasins dans le monde,352 en France
  • 236 millions de pièces vendues en 2014

Source : Kiabi

33% de croissance des ventes sur cinq ans

Chiffre d’affaires de Kiabi en France, en Mrd €, de 2009 à 2014, et évolution, en %, sur un an

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources : Kiabi, LSA

Évidemment, il y a eu l’intégration de la petite centaine de boutiques Vêti, entre 2009 et 2010… Pas une enseigne des plus florissantes en France. Donc pas le plus facile à digérer. Et pourtant. Kiabi y est parvenue. Avec succès. En cinq ans, l’enseigne a vu ses ventes bondir de 33% dans l’Hexagone.

 

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Article extrait
du magazine N° 2355

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