L'accord fruits et légumes fait réagir les associations de consommateurs

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L’accord sur les prix des fruits signé entre la grande distribution et le ministère de l’Agriculture hier à l'Elysée, afin de plafonner les marges des grandes surfaces en cas de crise de surproduction, n’a pas convaincu les associations de consommateurs. « Lors de telles crises, les consommateurs comprennent mal que leur ticket de caisse reste inchangé alors même que les agriculteurs se disent au bord de la  ruine suite à un effondrement des cours, a déploré la CLCV. Cependant, on peut s’interroger sur la portée d’une mesure strictement nationale alors que les distributeurs importent des fruits et légumes provenant d’autres états membres ou de pays hors union européenne». La CLCV ajoute que la question centrale de la formation des prix et du partage de la valeur ajoutée entre l’amont et l’aval des filières est loin d’être résolue. « A ce jour, l’Observatoire des prix et des marges, censé faire la transparence dans ce domaine, n’a apporté que des réponses partielles. Travaillant essentiellement sur des marges brutes, il ne peut mettre en évidence de façon formelle une augmentation abusive des bénéfices de tel ou tel maillon de la filière ». De son côté, l’UFC-Que Choisir « publie les résultats réactualisés de son enquête de décembre sur le prix de produits alimentaires peu transformés. Ces résultats accablants soulignent que malgré les dénonciations répétées de leurs abus, les industriels et les distributeurs n’ont toujours pas répercuté la baisse des prix agricoles sur le prix des étiquettes. Pour remédier aux préjudices consuméristes constatés, elle appelle plus que jamais les parlementaires à instaurer un mécanisme de coefficient multiplicateur. », une solution qui a été écartée lors de la réunion à l’Elysée. » L’accord d’hier, ajoute l’association présidée par Alain Bazot, signé en l’absence des consommateurs, est non seulement non contraignant (ni procédure de contrôle, ni sanction) et de faible portée (limitée aux seuls fruits et légumes) mais surtout il ne s’attaque pas au problème majeur : préserver les consommateurs des prix abusivement gonflés par des marges injustifiées »

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