L’agroalimentaire coté patine au premier trimestre selon l’indicateur Unigrains

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Les entreprises agroalimentaires européennes cotées voient leur cours de bourse reculer au cours du premier trimestre, mais la valorisation des 80 entreprises leaders du secteur a atteint son niveau le plus élevé, selon Unigrains. Bonduelle grimpe, Findus dévisse...

Une des usines de Bonduelle, qui bénéficie visiblement de la confiance des investisseurs au premier trimestre
Une des usines de Bonduelle, qui bénéficie visiblement de la confiance des investisseurs au premier trimestre

C’est un petit paradoxe. Les entreprises agroalimentaires européennes voient leur cours de bourse reculer au premier trimestre 2016, mais leur valorisation atteint un record, à 14 fois l’ebitda en moyenne, selon l’indicateur du fonds d’investissement Unigrains. Le repli n’est d’ailleurs que relatif : il est inférieur à celui que connaissent toutes les bourses mondiales depuis le début de l’année, en raison de la chute des prix du pétrole et de l’essouflement de la croissance de la Chine, notamment.

Dans l’indicateur IAA 80 d'Unigrains, la plus grande société est évidemment le géant suisse Nestlé, avec 220 milliards d’euros de capitalisation boursière. La plus petite est la société de plats préparés Tipiak, avec… 65 millons d’euros de valeur en bourse. Cette dernière fait partie des 14 sociétés françaises cotées, où l’on retrouve Danone, Pernod Ricard, Savencia…

Meilleure progression pour Bonduelle

La meilleure progression du trimestre, selon Unigrains, revient à Bonduelle, dont le titre gagne 12 %. Les résultats ont visiblement rassuré les analystes. Tipiak est également en croissance, de 6 %, tandis que le champagne Vranken perd 13 % - le joint-venture réalisé avec Castel pour Listel aurait réduit son périmètre. Le leader de la volaille en France, LDC, perd lui aussi 9 %, après avoir grimpé l'an dernier. 

Mais la palme de la hausse revient aux sociétés spécialisées dans les produits de la mer (The Scottish Salmon, Griegseafood, Norway Royal Salmon…) dont les titres s’envolent de 20 à 45 % ! Les analystes anticipent une hausse des marges en raison de la chute de la production, alors que la demande est soutenue. Les prix du saumon pourraient donc bien augmenter sous peu.

Iglo-Findus dévisse

La chute de cours la plus sévère revient à l’acquéreur de Findus et d’Iglo, le groupe Noma Foods. Le titre dévisse de 26 %, les analystes n’étant pas convaincus par la stratégie et les perspectives de croissance. En 2015, on avait assisté à l’envolée du titre Marie Brizard, mais la stabilisation de la nouvelle répartition du capital semble avoir calmé les esprits et la spéculation. En bourse, l’industrie alimentaire européenne, même en léger recul, est plus solide que le reste des sociétés cotées. 

 

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