L’agroalimentaire « coté » souffre au deuxième trimestre 2015 selon Unigrains

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Les entreprises agroalimentaires cotées en bourse, tant françaises qu’européennes, ont chuté respectivement de 6,7 et 4,5 % au deuxième trimestre 2015, en raison de la crise grecque. Mais sur un an, elles progressent et certaines, comme Marie Brizard, visiblement très convoitée, flambent…

Les entreprises agroalimentaires cotées ont souffert de la crise grecque.
Les entreprises agroalimentaires cotées ont souffert de la crise grecque. © Kurt Kleemann - Fotolia

Les entreprises agroalimentaires françaises et européennes ont été soumises à une très forte volatilité et ont suivi la tendance baissière de toutes les bourses européennes au plus fort de la crise grecque. Unigrains, un fond qui suit les 80 entreprises agroalimentaires cotées en Europe, constate que ces dernières ont vu leur capitalisation boursière fondre de 4,5 % au second trimestre 2015, alors qu’elles affichaient une forme  sans précédent auparavant. Sur un an, celles-ci conservent toutefois une croissance de 15 %. Dans ce top 80, on compte le leader Nestlé, AB-Inbev, Unilever, Sabmiller, Diageo, Heineken, Danone ou encore Pernod Ricard et Carlsberg.

La force des petites entreprises cotées

Les 10 leaders (Lead 10) sont d'ailleurs également en chute,de 5 % au dernier trimestre, mais conservent un taux de croissance de 15,7 % sur un an. Mais les 16 plus petites, parmi lesquelles figurent Tipiak, Fleury Michon ou La Doria, sont encore plus dynamiques, selon le classement d’Unigrains : elles n’ont reculé que de 0,2 % pendant la crise grecque, et affichent un taux de croissance de 19,4 % en un an ! Ces sociétés ne semblent pas subir les arbitrages des grands fonds financiers mondiaux  contrairement aux géants de la consommation.

Les entreprises moyennes (Mid 28) sont encore plus solides, à court terme. Elles ont continué d’afficher une croissance de 6 % au deuxième trimestre 2015, engrangeant 15,8 % sur un an. En réalité, le chiffre a été partiellement gonflé au cours des derniers mois par l’envolée en bourse de Marie Brizard (ex-Belvédère) dont la capitalisation boursière dépasse désormais les 500 millions d’euros, avec l’arrivée surprise d’abord de Pierre Castel (en renfort de l’actionnaire marocain de référence, Diana Holding), puis fin juin de l’entrée dans le capital de La Martiniquaise. Son PDG, Jean-Pierre Cayard, est d’ailleurs devenu l’un des administrateurs de Marie Brizard. En septembre, la capitalisation de Belvédère n’était « que » de 280 millions d’euros ! Elle a presque doublé…

Une alliance majeure dans le whisky et le porto

La Martiniquaise a expliqué son entrée dans le capital de Marie Brizard pour « répondre à  la volonté unanime du conseil d`administration d`associer à son projet un investisseur stable ainsi qu`un partenaire industriel du secteur des spiritueux ». Le partenariat industriel proposé comporte 3 grands axes : une modernisation de l`outil industriel et la sécurisation de l`approvisionnement, notamment pour le Scotch Whisky (William Peel) et le Porto (Pitters) de Marie Brizard, la réduction des coûts d`achat sur l`ensemble des matières sèches intervenant dans l`élaboration des produits des deux groupes et l`étude en vue d`un partenariat pour la distribution des gammes des deux groupes, dans les pays où l`un des partenaires est déjà présent (à titre d`exemple en Pologne ou Espagne).  Or, la Martiniquaise détient aussi des marques puissantes dans le porto avec Porto Cruz, dans le whisky avec Label 5, leaders en volume en France. Ces évolutions expliquent la flambée du cours de Marie Brizard, qui s’est d’ailleurs poursuivie début août. Quand Pierre Castel et Jean-Pierre Cayard sont à la manœuvre, en général, les affaires sont menées tambour battant et des évolutions dans le capital ou la distribution pourraient bien voir le jour très rapidement… 

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