L'agroalimentaire positive les fusions dans la distribution

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Prenant acte des concentrations dans la grande distribution, la Fédération régionale des industries agroalimentaires (Friaa) y voit plus une opportunité de développement qu'une menace pour les PME.

Le discours ébranlera sans doute quelques convictions. Mais Christian Saman, président de la Fédération régionale des industries agroalimentaires (Friaa) de Provence-Alpes-Côte d'Azur, a une vision résolument positive de la vague de regroupements enregistrée dans la grande distribution. « Ne nous cachons pas la réalité, indique-t-il. Aujourd'hui, il n'existe plus suffisamment de marchés de niches pour assurer le développement de nos entreprises. Notre interlocuteur incontournable, c'est la grande distribution. Même s'il reste quelques " couacs ", elle apparaît comme un formidable vecteur de croissance pour une PME. »
 

Désamorcer la crainte des entreprises

Dans la région Paca, la Friaa rassemble 167 des 330 entreprises de plus de 10 salariés dans un secteur agroalimentaire, qui pèse quelque 37 milliards de francs (5,6 milliards d'euros) de chiffre d'affaires et représente 20 000 emplois. Si certaines sont rompues aux négociations avec les centrales d'achats, les plus petites hésitent souvent à se lancer et à investir.

PDG de Agis à Avignon, spécialisée dans les plats cuisinés en portions individuelles (275 millions de francs, 41,9 millions d'euros de chiffre d'affaires dont 80 % avec les GMS), Yves Bayon de Noyer est également le représentant de la Friaa au sein de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania). À ce titre, il veut désamorcer la crainte des entreprises : « Avant le rachat de Mammouth par Auchan, une promotion de dix jours représentait pour Agis 25 tonnes de produits. Aujourd'hui, la même promotion sur une durée identique nous conduit à fabriquer jusqu'à 140 tonnes de plats cuisinés. C'est une vraie force pour la PME capable d'y répondre. »
 

L'originalité d'un produit est déterminante

Les responsables de la Friaa s'avouent convaincus que, dans un proche avenir, les grandes enseignes chercheront à se différencier autrement que par le seul critère du prix. Pour eux, l'originalité d'un produit ou d'une opération s'avérera tout aussi déterminante dans la relation qui se créera avec la PME. « Ces concentrations constituent pour nos membres un vrai défi, s'ils savent grandir, se moderniser et innover », insiste Christian Saman.

Anny Courtade, PDG de Lecasud, la centrale régionale d'approvisionnement des centres Leclerc sur le Sud-Est, confie qu'une telle prise de position, même si elle n'est pas exempte d'une certaine peur sur les conséquences de ces concentrations, va dans le bon sens. « Nous travaillons déjà en direct avec un grand nombre de PME régionales, indique-t-elle. Nous n'imposons pas de taille minimale pour traiter avec nous. Mais il faut posséder l'organisation susceptible de livrer les 34 magasins de notre zone. »

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Article extrait
du magazine N° 1677

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