L'américain Staples veut quadriller le Vieux Continent

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

La filiale européenne de l'américain enregistre ses premiers bénéfices. Une bonne nouvelle, à l'heure où la maison mère traverse des difficultés et cherche des relais de croissance en Europe.

Staples aura mis presque dix ans à faire ses preuves en Europe. Arrivé en 1992 avec le rachat de l'allemand Maxi Papier et l'ouverture, avec Kingfisher, de magasins au Royaume-Uni, le fournituriste américain vient d'enregistrer son premier exercice bénéficiaire (pour l'activité magasins). « Aujourd'hui, la branche européenne du groupe est dirigée par des Européens, explique Jacques Lévy, président de Staples International. Nous avons incorporé les méthodes locales et nous ne considérons plus le Vieux Continent comme un marché uniforme. »

À l'image de beaucoup d'autres distributeurs américains avant lui, Staples a confié, dans un premier temps, les rênes de son activité européenne à des expatriés. Et en bons Américains, ceux-ci ont jugé qu'une PME d'Amsterdam ou de Berlin devait avoir les mêmes besoins en fournitures de bureau qu'une PME londonienne. Résultat : il y a deux ans, les magasins anglais et allemands proposaient quasiment le même assortiment, ce qui ne plaisait guère à la clientèle allemande. L'une des tâches des dirigeants nommés en 1999 fut donc de constituer des gammes nationales. Une stratégie qui a pleinement produit ses effets en 2000, avec une progression de chiffre d'affaires de 48 % sur l'exercice (achevé le 3 février).
 

La France en ligne de mire

Rassurée sur les comptes de sa filiale, Staples USA a donc décidé de lui donner plus de moyens. Objectif : accélérer son développement et ajouter de nouveaux pays à son palmarès. Ainsi, vingt-trois points de vente doivent voir le jour cette année dans les quatre pays où le groupe est présent (Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas et Portugal). Quant aux nouveaux marchés, « nous nous intéressons en priorité aux pays où les petites entreprises sont nombreuses », précise Jacques Lévy. Les sociétés de moins de 50 salariés représentent en effet la moitié de la clientèle de l'enseigne, l'autre moitié étant constituée de particuliers. D'où l'intérêt de Staples pour la France, la Belgique, l'Espagne et l'Italie. Accueillant déjà le siège européen, l'entrepôt et le centre d'appels dédiés à la vente à distance, la Belgique apparaît comme le candidat le plus probable. Le marché français pourrait suivre, bien que la présence de nombreuses sociétés de vente à distance (JPG, Gaspard, etc.) et d'Office Depot le rende fort concurrentiel.

Ces nouveaux développements devraient s'effectuer plutôt par croissance organique. « Nous avons déjà racheté l'activité équipement de bureau de Metro en 1999 et il ne reste plus beaucoup d'opérations à effectuer », estime Thomas Stemberg, président et fondateur.

Reste que les premiers succès du groupe en Europe tombent à point nommé. Touchée par le ralentissement de l'économie américaine, la maison mère affichait des pertes au quatrième trimestre 2000. Elle a revu à la baisse ses projets d'ouverture de magasins pour 2001 et vient d'entamer un projet controversé de réintégration de son activité de vente en ligne, cotée, jusqu'à présent, séparément.

Staples aura mis presque dix ans à faire ses preuves en Europe. Arrivé en 1992 avec le rachat de l'allemand Maxi Papier et l'ouverture, avec Kingfisher, de magasins au Royaume-Uni, le fournituriste américain vient d'enregistrer son premier exercice bénéficiaire (pour l'activité magasins). « Aujourd'hui, la branche européenne du groupe est dirigée par des Européens, explique Jacques Lévy, président de Staples International. Nous avons incorporé les méthodes locales et nous ne considérons plus le Vieux Continent comme un marché uniforme. »

À l'image de beaucoup d'autres distributeurs américains avant lui, Staples a confié, dans un premier temps, les rênes de son activité européenne à des expatriés. Et en bons Américains, ceux-ci ont jugé qu'une PME d'Amsterdam ou de Berlin devait avoir les mêmes besoins en fournitures de bureau qu'une PME londonienne. Résultat : il y a deux ans, les magasins anglais et allemands proposaient quasiment le même assortiment, ce qui ne plaisait guère à la clientèle allemande. L'une des tâches des dirigeants nommés en 1999 fut donc de constituer des gammes nationales. Une stratégie qui a pleinement produit ses effets en 2000, avec une progression de chiffre d'affaires de 48 % sur l'exercice (achevé le 3 février).
 

La France en ligne de mire

Rassurée sur les comptes de sa filiale, Staples USA a donc décidé de lui donner plus de moyens. Objectif : accélérer son développement et ajouter de nouveaux pays à son palmarès. Ainsi, vingt-trois points de vente doivent voir le jour cette année dans les quatre pays où le groupe est présent (Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas et Portugal). Quant aux nouveaux marchés, « nous nous intéressons en priorité aux pays où les petites entreprises sont nombreuses », précise Jacques Lévy. Les sociétés de moins de 50 salariés représentent en effet la moitié de la clientèle de l'enseigne, l'autre moitié étant constituée de particuliers. D'où l'intérêt de Staples pour la France, la Belgique, l'Espagne et l'Italie. Accueillant déjà le siège européen, l'entrepôt et le centre d'appels dédiés à la vente à distance, la Belgique apparaît comme le candidat le plus probable. Le marché français pourrait suivre, bien que la présence de nombreuses sociétés de vente à distance (JPG, Gaspard, etc.) et d'Office Depot le rende fort concurrentiel.

Ces nouveaux développements devraient s'effectuer plutôt par croissance organique. « Nous avons déjà racheté l'activité équipement de bureau de Metro en 1999 et il ne reste plus beaucoup d'opérations à effectuer », estime Thomas Stemberg, président et fondateur.

Reste que les premiers succès du groupe en Europe tombent à point nommé. Touchée par le ralentissement de l'économie américaine, la maison mère affichait des pertes au quatrième trimestre 2000. Elle a revu à la baisse ses projets d'ouverture de magasins pour 2001 et vient d'entamer un projet controversé de réintégration de son activité de vente en ligne, cotée, jusqu'à présent, séparément.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1719

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA