L'ancien patron d'Ikea France aurait cautionné les méthodes d'espionnage illégal selon Mediapart

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Après la révélation du Canard Enchaîné sur les méthodes de surveillance illégales qu’Ikea aurait mises en pratique contre ses salariés et clients, c’est au tour du site d'informations en ligne Mediapart d’impliquer l’ancien patron de la filiale France. Jean-Louis Baillot, directeur général d'Ikea France de 1996 à 2009 aurait lui-même "cautionné et supervisé l'espionnage d'au moins une salariée", indique le site.  

Jean-Louis Baillot
Jean-Louis Baillot

Suite du feuilleton lancé par le Canard Enchaîné du 29 février. Celui-ci affirmant que la filiale française du géant suédois avait conclu depuis 2003 un accord avec une société privée pour «fliquer » salariés et clients. Cette société ayant accès aux fichiers de police, de cartes grises et de permis de conduire aurait fourni à la requête de l’enseigne – et pour 80 € la «consultation » - des notes sur des candidats à l’embauche, des salariés syndiqués, et même des clients en différent commercial. Nouvelle information du site d'informations en ligne : l'ancien patron d'Ikea France aurait lui-même "cautionné et supervisé l'espionnage d'au moins une salariée". Jean-Louis Baillot, directeur général d'Ikea France de 1996 à 2009, "a bien eu connaissance de certaines des méthodes mises en oeuvre par le responsable de la sécurité, Jean-François Paris, dans l'espionnage de salariés du groupe" affirme Mediapart. Avec pour preuve des facs-similés de courriels échangés en décembre 2008 entre Jean-François Paris, Jean-Louis Baillot et la directrice des ressources humaines de l'époque. Ceci sur suspicion pour une cadre du groupe d'abuser d'un arrêt maladie pour séjourner au Maroc. En fait l’intéressée en arrêt maladie aurait été se reposer "avec l'accord de son médecin et de la Sécurité sociale". Du reste, son licenciement en 2009 a été jugé "dénué de cause réelle et sérieuse" par le tribunal des prud'hommes de Versailles avec condamnation d’Ikea à lui verser des indemnités, toujours selon Mediapart.
La direction d'Ikea France en reste à son communiqué qui dit "se dissocier totalement des comportements contraires à l'éthique et des pratiques de surveillance illégales" de ses salariés et de ses clients. Et ne commente pas ces accusations.
Cependant que le parquet de Versailles a ouvert jeudi une enquête préliminaire après la plainte du syndicat FO pour "utilisation frauduleuse de données personnelles".
 

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