Marchés

L’Ania rejoint le groupe des fédérations industrielles

|

L’Association des industries alimentaire va rejoindre le GFI (Groupe de fédérations industrielles), qui regroupe les industries de l’automobile ou de la métallurgie.

Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires
Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires

Le but est de « promouvoir et de défendre l’industrie en France  qui compte qui compte 240 000 entreprises dont 92% de TPE/PME pour un chiffre d’affaires de 930 milliards d’euros et 225 milliards de valeur ajoutée », indique un communiqué. Le GFI est présidé par Pierre Gattaz et une branche puissante du Medef, que l’Ania avait quitté il y a deux ans, considérant alors que le secteur alimentaire n’était pas suffisamment pris en compte. L’Ania avait alors rejoint la CGPME.

Choc de compétitivité

Le nouvel engagement de l’Ania s’explique par les décisions gouvernementales, notamment les taxes qui pleuvent sur l’alimentation, alors que les industries cherchent à trouver de la compétitivité. « A défaut d’un choc de compétitivité massif, le choc fiscal du budget 2013 risque de provoquer un étouffement des entreprises et décourager la création d’activité » commente Pierre Gattaz, Président du GFI. « Le soutien au GFI de l’ANIA, qui représente le 1er secteur industriel de France, constitue un signal fort du regroupement et de la montée en puissance de l’Industrie autour de valeurs communes très structurantes : compétitivité, attractivité, croissance ».

Hémorragie de parts de marché

Jean- René Buisson, président de l’Ania, constate pour sa part qu les TPE et PME de l’industrie agroalimentaire ont été frappées de plein fouet par la dégradation de la compétitivité de la France vis-à-vis de ses concurrents, largement amplifiée par la crise économique actuelle. «La France ne cesse de perdre des parts de marché à l’international ces dernières années. Il est donc urgent d’agir ensemble et de manière concertée si nous souhaitons stopper l’hémorragie et préserver l’un des fleurons de l’industrie française. Ce n’est pas en adoptant des taxes punitives contre certaines catégories de produits alimentaires que les pouvoirs publics favoriseront la croissance et le redressement économique du pays.»

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter