L'animation virtuelle arrive chez Cora

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La mascotte de l'enseigne, Kido, animera virtuellement une vingtaine de magasins. Une première, sur le principe du Bigdil. Le dispositif complète toute une panoplie de moyens à destination des enfants.

C'est une évidence. Cora est, à ce jour, le seul distributeur alimentaire à s'intéresser d'aussi près aux enfants (de 6 à 10 ans) et à multiplier les initiatives. La dernière en date consiste en une animation virtuelle et en temps réel avec Kido, la mascotte de l'enseigne, lancée en janvier 1998. Proposée en avril dernier par Desclics Promotions, une vingtaine de magasins sur 59 l'ont budgétée cette année.

Elle se déroule à l'occasion de « Réservé aux enfants », du 13 au 23 juin, une opération qui a lieu pour la troisième année consécutive et devient une institution. En 2000, elle a remporté un vif succès : 40 % de progression en national sur la période concernée, indique Marc Rohner, directeur de Cora Lunéville et animateur du groupe enfants. Selon lui, ce sont les fruits d'un travail de fond de l'enseigne sur l'ensemble de la cible. L'objectif de cette année vise 15 % de progression.

L'opération s'appuie sur un prospectus, « conçu pour être lisible et lu par les enfants », insiste Marc Rohner. En outre, 100 000 SacaKado (sac de randonnée rempli d'une cinquantaine d'échantillons ou de gadgets) seront tirés au sort. Elle s'articule sur un tronc commun national (offre, dépliant, PLV ) mais les magasins gardent toute latitude pour la théâtralisation et les animations. Pour la première fois, certains vont donc se lancer dans l'animation virtuelle interactive, avec le personnage « ludo-éducatif » de l'enseigne, qui devient le chef d'orchestre de l'animation.

Apport affectif

Le principe n'est autre que celui qui a fait le succès du « Bigdil », présenté sur TF1 par Lagaffe. Depuis un écran de télévision, le personnage virtuel (joué en coulisses par un animateur), dialogue en temps réel avec les spectateurs. Kido va, dans les allées des magasins, s'adresser directement aux enfants, jouer avec eux et leur faire gagner des cadeaux.

Philippe Vermeulen, patron de Desclics Promotion, croit à ce nouveau type d'animation : « L'important n'est pas dans la prouesse technologique mais dans le fait qu'elle apporte de l'affectif. » À l'en croire, les directeurs de Cora ont tous été « bluffés » (sic), quand ils l'ont découverte en réunion plénière. Certains se sont même laissés aller à danser avec Kido.

Une dizaine de magasins très « accros » ont « acheté » le système pour l'année, afin d'animer leur cafétéria, la rentrée des classes, les opérations de Noël Au-delà de la communication avec la mascotte de l'enseigne, Philippe Vermeulen envisage de greffer des opérations de trade-marketing avec les personnages des fournisseurs, tels Petit Dan de Danone ou ceux de Kellogg's, qui pourraient coanimer les émissions. Son grand projet est de mettre sur pied une régie publicitaire pour les 59 magasins, afin d'autofinancer le dispositif.
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Article extrait
du magazine N° 1728

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