L'ANNÉE DE TOUTES LES AUDACES

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Bouleverser les conventions peut rapporter gros. L'enseignement vaut pour plusieurs marchés cette année, à commencer par celui des saucisses. Ce produit éminemment mature décroche le pompon du chiffre d'affaires additionnel le plus élevé du rayon. Le premier acteur de ce marché, Herta, a bien joué son rôle de locomotive en lançant les Knacki Ball. Le concept - des saucisses en forme de boule - joue à plein la carte gagnante du snacking. Et ce pari a permis de redonner un coup de jeune au produit. Le spot télé, qui visait clairement les jeunes et cultivait le ton de la dérision, a permis d'enfoncer le clou.

Un discours santé affirmé

À l'instar des saucisses, l'ensemble du rayon charcuterie a plutôt bien tiré son épingle du jeu. Il a misé sur la valeur, comme le montre le lancement par Madrange de son jambon haut de gamme, Mon jambon Star. D'une manière générale, tous les intervenants se sont ingéniés à apporter de la valeur ajoutée, grâce à des recettes plus élaborées et à un discours santé affirmé (jambon aux oméga 3, lardons et terrines à teneur en sel réduite de 25 %...).

De l'audace, encore de l'audace : le rayon saurisserie en réclamait. Armoric a ainsi fait preuve d'une initiative originale : la société propose de vendre le saumon fumé comme du jambon. Les barquettes thermoformées difficiles à ouvrir sont désormais reléguées au second plan : le poisson est présenté en barquette avec un film supérieur pelable, exactement comme son modèle du rayon charcuterie. Le prix a également été étudié de près. Calé entre les premiers prix et les marques de distributeurs, le produit joue clairement la carte de la démocratisation. Autrement dit, le saumon fumé n'est plus un mets de riches.

Le rayon des plats cuisinés frais n'est pas en reste, et fait lui aussi sa petite révolution. En effet, plusieurs industriels ont entrepris de s'attaquer à la baisse traditionnelle du chiffre d'affaires pendant les mois d'été. À cette période, les ventes chutent de 50 %. Pour tenter de désaisonnaliser ces dernières, Stalaven a lancé, cette année, les premières papillotes de poisson. Avec l'espoir que ce type de plats ré- putés légers trouvera toujours des amateurs quand le mercure dépassera les 30 °C.

Bouleverser les conventions peut rapporter gros. L'enseignement vaut pour plusieurs marchés cette année, à commencer par celui des saucisses. Ce produit éminemment mature décroche le pompon du chiffre d'affaires additionnel le plus élevé du rayon. Le premier acteur de ce marché, Herta, a bien joué son rôle de locomotive en lançant les Knacki Ball. Le concept - des saucisses en forme de boule - joue à plein la carte gagnante du snacking. Et ce pari a permis de redonner un coup de jeune au produit. Le spot télé, qui visait clairement les jeunes et cultivait le ton de la dérision, a permis d'enfoncer le clou.

Un discours santé affirmé

À l'instar des saucisses, l'ensemble du rayon charcuterie a plutôt bien tiré son épingle du jeu. Il a misé sur la valeur, comme le montre le lancement par Madrange de son jambon haut de gamme, Mon jambon Star. D'une manière générale, tous les intervenants se sont ingéniés à apporter de la valeur ajoutée, grâce à des recettes plus élaborées et à un discours santé affirmé (jambon aux oméga 3, lardons et terrines à teneur en sel réduite de 25 %...).

De l'audace, encore de l'audace : le rayon saurisserie en réclamait. Armoric a ainsi fait preuve d'une initiative originale : la société propose de vendre le saumon fumé comme du jambon. Les barquettes thermoformées difficiles à ouvrir sont désormais reléguées au second plan : le poisson est présenté en barquette avec un film supérieur pelable, exactement comme son modèle du rayon charcuterie. Le prix a également été étudié de près. Calé entre les premiers prix et les marques de distributeurs, le produit joue clairement la carte de la démocratisation. Autrement dit, le saumon fumé n'est plus un mets de riches.

Le rayon des plats cuisinés frais n'est pas en reste, et fait lui aussi sa petite révolution. En effet, plusieurs industriels ont entrepris de s'attaquer à la baisse traditionnelle du chiffre d'affaires pendant les mois d'été. À cette période, les ventes chutent de 50 %. Pour tenter de désaisonnaliser ces dernières, Stalaven a lancé, cette année, les premières papillotes de poisson. Avec l'espoir que ce type de plats ré- putés légers trouvera toujours des amateurs quand le mercure dépassera les 30 °C.

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Article extrait
du magazine N° 1840

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