L’Anses confirme la nécessité de réduire les expositions au bisphénol A

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Après trois ans de travail, l’Agence de l’alimentation et de l’environnement (Anses) a publié les résultats de l’évaluation des risques sanitaires liés au bisphénol A.

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L’avis confirme les effets sanitaires du bisphénol A, montrés du doigt par l’Agence dès septembre 2011, en particulier pour les femmes enceintes et les risques potentiels pour l’enfant à naitre. En revanche, pour la première fois, elle estime les expositions réelles de la population au bisphénol A par voie alimentaire, par inhalation via l’air et par voie cutanée, au contact des produits. En effet, l’alimentation contribue à plus de 80% de l’exposition de la population et les principales sources concernent les produits conditionnés en boite de conserve (50% de l’exposition alimentaire totale). Mais l’Agence a également mis en avant l’eau distribuée en bonbonnes de polycarbonate et les risques pour les professionnels qui manient du papier thermique contenant du bisphénol A.

Inquiètude sur les substituts

A la suite d’un premier avis de l’Agence, la France avait décidé de bannir le BPA des contenants alimentaires pour les nourrissons en 2013 puis pour l’ensemble de la population en 2015. "Cette nouvelle législation devrait conduire à une baisse significative du niveau d’exposition au bisphénol A", indique l’Agence. En revanche, elle s’inquiète des substituts que l’industrie pourrait utiliser. En absence de données scientifiques, elle n’encourage pas à utiliser d’autres bisphénols comme solution de substitution.

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