L'appât du gain fait vendre aux internautes

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Des sites rémunèrent les internautes pour les achats qu'ils effectuent chez des e-marchands qui sont leurs partenaires. Ces mécaniques dites de « cash back » remportent un certain succès.


Le principe est simple et bien dans l'esprit de la recherche du bon plan qui caractérise l'achat sur le Net. Tout internaute peut s'abonner - gratuitement - à un site de cash back, comme Ebuyclub ou Edengo. Dès lors, ce site lui créditera des euros à chaque achat qu'il effectuera chez les e-marchands affiliés. La mécanique ressemble à celle des programmes de fidélisation des enseignes physiques, à la différence que les internautes cumulent des euros au lieu d'additionner des points. La cagnotte leur est reversée sous la forme d'un chèque ou d'un virement. Gilles Nectoux, le P-dg de Ebuyclub indique avoir déjà reversé plus de 2 millions d'euros aux internautes depuis la création de son site. Les sites de cash back se rémunèrent en prélevant une commission sur les ventes qu'ils adressent aux cybermarchands.
Les internautes adhèrent. Ebuyclub revendique 1,5 million de membres dans son fichier et 1,2 million de visiteurs uniques par mois sur son site.

Les cybermarchands y trouveraient aussi leur compte. « Ces mécaniques nous apportent un trafic important pour un risque réduit puisqu'elles fonctionnent sur la base d'une commission que nous versons sur des ventes que nous concrétisons », explique l'un des responsables du site Alapage.
Pour des sites qui vendent des livres par exemple, cette mécanique est aussi un moyen de contourner la loi Lang et de prendre ainsi des clients aux enseignes physiques. Les euros reversés à l'internaute revenant au final à une réduction opérée sur le prix du livre !
 
Gilles Nectoux d'Ebuyclub renchérit même sur le chapitre des avantages. « Les internautes inscrits sur les programmes de cash back dépensent en moyenne 20 % de plus que les autres ; ils sont plus fidèles et ils achètent plus facilement ». La panacée ! Gilles Nectoux évalue à 20 % le taux de transformation (le nombre d'achats rapporté au nombre de visites) que peuvent espérer les sites marchands grâce à ces mécaniques au lieu des 3 à 4 % habituels.
Olivier Bitoun
    
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