L'Association des industries alimentaires (Ania) anticipe l'émission Cash Investigation

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Dans une tribune, Catherine Chapalain, directrice générale de l'Ania, explique les conditions de tournage de son interview pour l'émission Cash Investigation, en déplorant notamment qu'elle n'ait été interrogée que sur l'opposition des industriels à l'étiquetage nutrionnel proposé par le Pr Hercberg, en ignorant les autres indicateurs qu'elle estime plus efficaces et moins stigmatisants. 

La directrice de l'Ania s'exprime avant l'émission Cash Investigation
La directrice de l'Ania s'exprime avant l'émission Cash Investigation

Demain mardi aura lieu l'émission Cash Investigation sur "l'industrie alimentaire : business contre santé'. L'Ania a décidé d'ouvrir ses portes aux journalistes de l'émission, C'est la directrice de l'Ania, Catherine Chapalain, qui a reçu la journaliste vedette de l'émission, Elise Lucet. "Nous connaissons les méthodes un peu rugueuses de l'émission et son goût pour le sensationnalisme. Nous avons répondu favorablement car il est nécessaire que chaque acteur concerné puisse s'exprimer", indique la responsable dans une tribune, publiée ce jour. Le conditions de tournage de l'émission y sont très détaillées, et Catherine Chapalain regrette qu'elle n'ait été interrogée que sur l'opposition des industriels à l'étiquetage nutritionnel défendu par le Pr Hercberg, sans pouvoir exposer les trois autres indicateurs en course, dont l'un, moins stigmatisant, a plutôt leur faveur. En quelque sorte, l'Ania se défend de la méthode employée. 

"Tous les coups sont permis"

Les promoteurs de l'émission expliquent que "pendant un an, l'équipe de "Cash Investigation" a enquêté sur les dessous de l'industrie agroalimentaire de la Bretagne au Danemark en passant par la Californie et le Wisconsin. Le reportage révèle les stratagèmes employés par les géants de l'industrie agroalimentaire pour remporter la guerre qui se passe au sein même de notre assiette. Une bataille où tous les coups sont permis". L'émission est donc à charge. Elle dénonce le refus du groupe Nestlé de lui ouvrir ses usines Herta, où sont transformés les saucisses et jambons. Décidément, l'industrie alimentaire a du mal à défendre son image, et cette émission ne va pas arranger les choses. Alors qu'à juste titre, l'industrie a aussi considérablement améliorer les process et se révèle très efficace en matière de sécurité alimentaire. Les cas d'intoxication sont désormais quasi inexistants. La tribune de Catherine Chapalain, en tous les cas, est une première. 

2 commentaires

Gouzes evelyne

13/09/2016 23h10 - Gouzes evelyne

Merci à Élise Lucet et à son équipe pour les reportages édifiants et sans complaisance..merci beaucoup continuez et bon courage.

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Eh oui !

13/09/2016 22h34 - Eh oui !

Et cet article, il n'est pas à charge peut être ??? Écrit avant même l'émission ahah ... ça c'est du journalisme ! "Les cas d'intoxication sont désormais quasi inexistants." => Heureusement quand même, on est en 2016 mon brave !

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