L’e-commerçant Juniqe dévoile un nouveau site… et ses ambitions en France

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L’e-shop Juniqe fait peau neuve. L’occasion de revenir sur le succès, moins d’un an après son lancement en France, de ce concept en ligne qui veut démocratiser l’art, et de faire un point sur les projets à venir.

Marc Pohl, Lea Lange et Sebastian Hasebrink, les trois fondateurs de Juniqe.
Marc Pohl, Lea Lange et Sebastian Hasebrink, les trois fondateurs de Juniqe.© Juniqe

"La fin des murs blancs". C’est avec ce slogan accrocheur que l’e-commerçant Juniqe a mené campagne, notamment sur les réseaux sociaux, en 2016. La boutique en ligne, fondée par Lea Lange, Marc Pohl et Sebastian Hasebrink à Berlin en 2013, a conçu une offre de produits de décoration, de mode et des accessoires. Le parti-pris : amener l'art dans la vie quotidienne via des références accessibles. En ce mois de septembre 2016, l’e-marchand a dévoilé son nouveau site Internet en France, moins d’un an après son lancement. Il se veut plus esthétique et plus en phase avec l’image de la marque, moderne et design. "La France est notre deuxième plus gros marché, explique Lea Lange, cofondatrice et dirigeante. A ce stade de notre développement, il était devenu évident que nous devions faire évoluer notre offre, notamment notre site Internet, afin d’offrir une expérience plus personnalisée, mais également amusante et source d’inspiration". Un ton que l'on retrouve sur notamment sur Instagram, où la marque peut exprimer pleinement son identité.

 

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Une gamme qui ne cesse de s'enrichir

 

L’offre se compose de tirages d’art, toiles, Alu dibond (tableaux en aluminium, ndlr) et verre acrylique. Les créations sont déclinées sur des accessoires ou sur des vêtements qui se veulent différenciants de ce qui existe sur le marché du lifestyle. Le site propose l’ensemble de ces déclinaisons. En tout, 9 000 références en France et 600 artistes différents, avec jusqu'à cinq nouveaux artistes par semaine. La refonte ne bouleverse pas ce parti-pris, mais tend davantage vers une affirmation de l’identité de la marque Juniqe. "Lorsque nous avons évalué notre marque, nous nous sommes rendus compte que nous avions besoin de redéfinir un certain nombre d'éléments afin de la rendre cohérente et pertinente, poursuit Lea Lange. En tant que e-commerçant, la marque et le site web vont de pair". Typographie, nouvelles couleurs, mises en page, icônes amusantes, place plus importante laissées aux images... Ces changements concernent à la fois le site Internet, la newsletter hebdomadaire mais également le packaging des produits.

Le nouveau site Juniqe (capture d'écran)

Les équipes travaillent également sur une galerie virtuelle où l’utilisateur peut réaliser un mur de tableaux et voir ainsi un aperçu du rendu. Cet outil, dont le lancement est prévu pour 2017, est une vraie amélioration de l’expérience utilisateur. Côté produits, la gamme va s’enrichir de nouvelles références dans les prochaines semaines, notamment des livres pour enfants illustrés, coussins imprimés et calendriers muraux. Les meilleures ventes restent les affiches, posters encadrées et toiles, mais la start up ne se ferme à rien : au printemps dernier, une gamme (éphémère) de maillots de bain "arty" a vu le jour. Une gamme qui a rencontré un certain succès auprès des jeunes femmes, le coeur de cible de l'e-marchand. Chaque pièce est réalisée à la commande, aucun stock n'est nécessaire. 

Une réflexion sur le commerce physique

Après une levée de fonds de 14 millions d’euros en juin 2016 dans un tour de financement mené par Highland Europe, aux côtés des premiers investisseurs Vorwerk Ventures, High-Tech Gründerfonds and Redalpine, l’entreprise poursuit son développement. Si elle ne communique ni chiffre d’affaires ni croissance, les indicateurs semblent au vert. Depuis sa création, le nombre d'employés a augmenté plus de 800%. L’équipe, basée à Berlin, actuellement composé de 85 personnes de 20 pays différents, devrait dépasser la centaine d'ici la fin de l'année. Suivant une évolution annuelle de 500 % en 2015, les co-fondateurs attendent un triplement des revenus cette année. La start-up livre vers 13 pays européens et génère plus de 40% de ses revenus en dehors de l’Allemagne.

A l’heure du phygital, le pure player n’exclut pas de se lancer dans le commerce physique. "A long terme, nous espérons nous lancer dans ce domaine. Cela correspond à notre conception de l'art comme une expérience qui doit être accessible à tous, précise Lea Lange. De toute évidence, le numérique ne peut pas être le seul moyen d'atteindre notre public". Sur le marché de l’art, la possibilité de voir les références et d’interagir avec la gamme dans une salle d’exposition dédiée pourrait faire sens. Mais pour le moment, "nous nous concentrons sur le développement et l'optimisation de notre gamme de produits, et nous veillons à ce que nous grandissions de façon durable", conclut la jeune dirigeante. Côté digital, le site ne dispose pas encore d’application, bien que plus de 55% du trafic soit généré depuis des appareils mobile. 

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