L’e-commerce en France, ce mastodonte qui pèse 57 milliards d’euros

Le bilan annuel de la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) fixe à 56,8 milliards d'euros le poids des ventes en ligne en France en 2014. Le chiffre d'affaires de l'e-commerce s'affiche en progression de 11% sur l'année, et franchira le cap des 60 milliards d'euros dès 2015.

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L’e-commerce en France, ce mastodonte qui pèse 57 milliards d’euros
Le poids du e-commerce en France? 56,8 milliards d'euros en 2014. En hausse de 11% sur l'année.

Une croissance à deux chiffres, encore et toujours. Le bilan annuel établi par la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) indique que les ventes en ligne ont augmenté de 11% en 2014, à 56,8 milliards d’euros. Le cap des 60 milliards d’euros devrait quant à lui être franchi dès cette année 2015, avec une croissance attendue de 10%.

Mais restons pour l’heure concentrés sur le bilan 2014. Quasi tous les indicateurs sont au vert, à commencer par le nombre total de sites marchands. La Fevad en dénombre 157 300 à fin 2014, soit 14% de plus qu’un an plus tôt. Ce qui représente "une création de site toutes les demi-heures", résume Marc Lolivier, délégué général de la Fevad.

2 millions de commandes chaque jour

Il en va de même pour le nombre de transactions, "en progression de 15% sur l’année, passant de 600 millions à 700 millions". Cela fait, mine de rien, pas loin de 2 millions de commandes effectuées chaque jour par les internautes français. Pas si mal. Rapporté au nombre de transactions par acheteurs, cela donne 20 commandes annuelles par an en moyenne, contre 18 il y a un an.

Mais, vous l’aurez compris, si l’on a employé le mot "quasi", c’est qu’il y a une raison. La mauvaise nouvelle, si mauvaise nouvelle il y a, provient du panier moyen, qui s’affiche encore une fois à la baisse : -4% en 2014, pour se fixer à 81 euros. Après avoir atteint un pic à 92 euros en 2010, "il est pour la quatrième année consécutive orienté à la baisse", précise Marc Lolivier.

54% des commandes en click & collect ou en retrait colis

En réalité, est-ce vraiment un signe négatif quant au dynamisme et à l’attractivité du commerce en ligne ? Pas forcément. D’abord parce que l'e-commerce continue de progresser dix fois plus rapidement que le commerce traditionnel. Mais aussi parce que des éléments plus "techniques" viennent expliquer, en partie du moins, cette baisse. "Avec le développement du click and collect et des services de points de retrait, on note une nette diminution du poids des frais de port dans le chiffre d’affaires des e-commerçants", pointe ainsi Marc Lolivier. Ainsi, selon la Fevad, seules 46% des commandes sont aujourd’hui livrées à domicile, contre 54% en magasin ou en point de retrait. Il conviendrait de regarder le chiffre "net" pour effectivement se rendre compte.

En attendant d’en disposer peut-être un jour, cela donne malgré tout une indication importante, résumée par Carole Delga, actuelle secrétaire d’État au Commerce : "L’e-commerce et le m-commerce ne sont absolument pas une menace pour le commerce traditionnel, assure-t-elle. C’est au contraire une grande opportunité."

Des ventes sur les places de marchés en hausse de 53%

Le niveau des ventes réalisées via les places de marché en apporte un premier aperçu, en effet : ces dernières ont bondi de 53% en 2014, pour désormais représenter 21% du volume d’affaires total, contre 15% un an plus tôt. Une impression confirmée par l’étude menée par Oxatis et KPMG, axée sur les TPE et PME. Car, évidemment, ces market places sont une merveilleuse occasion pour les "petits" de s’adosser au réseau en ligne des grands. Avec, à noter car c’est une grande première, Amazon qui est devenue la première place de marché (62%) devant eBay (57%) en 2014. Viennent ensuite Cdiscount (31%), Le Bon Coin (18%), PriceMinister (16%) et la Fnac (6%).

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