L'africain Jumia réussit son IPO et frôle les 2 Mrds $ de capitalisation

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Jumia, qui dans 14 pays d'Afrique opère à la fois une activité d'e-commerce en propre, une marketplace, un système de paiement et un réseau logistique, vient de lever 196 millions de dollars en bourse, terminant la séance sur une capitalisation de quasiment 2 milliards de dolllars.

L'e-marchand africain Jumia débute son processus d'introduction en bourse.
L'e-marchand africain Jumia débute son processus d'introduction en bourse.© Jumia

[Mise à jour du 15/04/2019] Le leader de l'e-commerce en Afrique, Jumia, s'est introduit en bourse vendredi 12 avril, levant 196 millions de dollars à l'occasion de l'opération. Jumia avait proposé 13,5 millions d'actions, soit plus de 17% de son capital, à 14,5 dollars l'une. Leur valeur a bondi de 75% pour terminer la séance à 25,46 dollars. Sa capitalisation ressort donc à 1,948 milliard de dollars. L'IPO de Jumia, fondé en 2012 à Lagos, la capitale du Nigeria, a été très suivie en Afrique, car il s'agit de la première start-up africaine désormais cotée à Wall Street.

Jumia, lancé en 2012 par les Français Sacha Poignonnec et Jérémy Hodara pour l'incubateur berlinois Rocket Internet, a déposé mi-mars son premier document public à la SEC en vue d'une introduction sur le New York Stock Exchange. Avant l'opération, le capital de Jumia se répartissait entre l'opérateur télécoms sud-africain MTN (30%), Rocket Internet (21%), l'opérateur latino-américain Millicom (9,6%), Axa et Orange (6% chacun), Pernod-Ricard (5%), ainsi que des fonds d'investissement et des banques dont Goldman Sachs (tous sous les 5%). L'entrée en bourse a pris la forme d'une opération primaire : une pure augmentation de capital, ne permettant pas aux actionnaires existants de céder leurs titres.

Pour se développer sur le marché africain, Jumia a dû s'investir dans beaucoup plus d'activités qu'un e-commerçant occidental ou asiatique. Il opère à la fois une activité de vente en propre et une marketplace, mais également un réseau logistique et de distribution, ainsi qu'un système de paiement, Jumia Pay, qui prend peu à peu le pas sur le paiement en liquide à la réception. En outre, l'e-marchand est présent sur la livraisons de repas et les réservations hôtelières. Jumia revendique pour 2018 un volume d'affaires de 828 millions d'euros, en croissance de 63% sur un an. Les revenus tirés de sa place de marché atteignent 47,4 millions d'euros (+122%). Affichant des pertes opérationnelles et un Ebitda ajusté négatif, la plateforme indique cependant dégager depuis deux ans un bénéfice brut après coûts logistiques variables, aussi bien globalement que sur son premier marché, le Nigeria. Il revendique plus de 300.000 références de 5000 marques, emploie 3000 salariés et compte 60% de femmes parmi ses managers. Sur les 14 pays où il est actif, qui totalisent 660 millions d'habitants, il compte 4 millions de clients actifs et entrevoit donc un très fort potentiel, la moitié de sa clientèle étant déjà basée en dehors des grandes villes (à 25% dans des villes secondaires, 25% en zone rurale). Cette introduction en bourse constitue pour l'e-commerçant sa quatrième levée de fonds.

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