[L'édito de la semaine] Commerce connecté

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YVES PUGET EDITO
YVES PUGET EDITO© laetitia duarte

Ceux qui avouent quelques réticences expliquent que les Primark ou Lidl affichent de belles croissances sans digitalisation, ou presque. Il n’empêche que le commerce de demain sera connecté. Bien sûr, il ne sert à rien de se dire connecté si votre promesse commerciale est faible. Les bornes, casiers et autres sites dits « responsive » ne sauveront pas les points de vente dont l’assortiment ne répond pas à la demande, où les prix sont hors-jeu et le service dépassé.

Non, la digitalisation du ­commerce n’est pas un but en soit, un objectif final, voire la quête du Graal. Il s’agit avant tout d’un moyen, d’un outil, pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Et les distributeurs ne peuvent ignorer que les Français sont rivés à leur ordinateur au travail, accaparés par leur tablette chez eux, et qu’ils consultent leur smartphone en permanence. Avant de parler de commerce connecté, il convient donc d’évoquer le consommateur connecté. Celui qui cherche des magasins sur son portable, qui compare des prix sur son ordinateur, qui s’informe des nouveautés sur le Net, qui traque les bons de réductions virtuels, qui guette des avis sur les marques sur les réseaux sociaux. Bref, celui qui est hyper-informé, « fouineur », réactif et bavard. Pour comprendre, suivre et répondre à ces attentes, les commerçants font feu de tout bois. C’est ­ainsi que Decathlon teste le miroir intelligent. Qu’Undiz dope le nombre de ses clients en s’appuyant sur les réseaux sociaux. Que Top office se lance dans la livraison en moins de deux heures. Que Walmart s’essaie à la livraison avec Uber et Lyft. Qu’Ikea dispose d’une cuisine en réalité virtuelle. Que Boulanger utilise la technologie 3D pour en faire une arme de relation client. Que Darty teste le Tchat-vendeur dans trois magasins. Que Feu vert fluidifie le parcours client avec la prise de rendez-vous en ligne. Que Carrefour installe un chariot connecté dans son hyper de Lille. Que Leclerc ouvre son site de parapharmacie. Que Franprix instaure des caisses mobiles pour les petits paniers. Que WHSmith pose des écrans digitaux dans ses vitrines. Qu’Eram dote ses vendeurs de tablettes. Que le robot Pepper s’installe chez Pizza Hut.

Une litanie d’initiatives que le site LSA Commerce Connecté dévoile, analyse et décrypte depuis déjà plusieurs mois. Et avec succès : les compteurs affichent plus de 160 000 visites par mois et 42 000 abonnés à la newsletter quotidienne. L’hebdomadaire veut, lui aussi, contribuer à cette métamorphose. C’est pourquoi nous multiplions les articles et enquêtes dans les rubriques habituelles  « Prime Now, le nouveau défi d’Amazon à Paris » et « Les premiers pas de la réalité virtuelle dans la distribution »). Et pourquoi vous découvrirez cette semaine une nouvelle rubrique intitulée « Le Lab du commerce connecté ». Ces pages qui, nous l’espérons, deviendront un rendez-vous, vous aideront à « plonger » dans cette révolution commerciale. Vous y dénicherez les concepts à suivre, les technologies et tendances du moment, et y débusquerez un grand nombre de bonnes idées. Nous vous souhaitons donc une bonne immersion dans ce commerce de demain que l’on prédit… connecté.

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Article extrait
du magazine N° 2418

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