L'enseigne Centrakor voit loin devant

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Sur le créneau du discount non alimentaire, Centrakor vient d’ouvrir son 300e magasin, dans la banlieue de Toulouse. Et ne compte pas laisser les autres gagner du terrain.

Centrakor Toulouse

Il y a des lieux qui ont leur importance. Ce n’est pas un hasard si Centrakor a choisi la banlieue nord de Toulouse pour ouvrir son 300e magasin. À Fenouillet exactement, où une nouvelle zone commerciale est inaugurée début novembre certes, mais aussi à quelques kilomètres du siège de Centrakor. L’enseigne ouvre chez elle donc, sur 2 800 m², soit sur une superficie un poil plus grande que la moyenne des Centrakor, plutôt autour de 1 500 m². Et avec les luminaires et la mercerie, deux rayons en bonus, en plus de l’offre traditionnelle que l’on trouve habituellement dans ces magasins à bas prix, consacrés à l’équipement de la maison.

Trente ouvertures par an

Ce magasin couronne une expansion menée depuis plus de vingt ans, à raison de cinq, dix, puis maintenant trente ouvertures par an. Sur ces deux dernières années, l’enseigne concurrente de GiFi ou de la Foir’Fouille a apposé sa bannière sur soixante magasins.

« Nous avons toujours de la demande de la part de nos adhérents, explique Olivier Rondolotto, PDG et repreneur de l’enseigne en 2004. C’est pourquoi nous allons continuer de mailler le territoire, notamment dans les régions d’où nous sommes absents, comme l’Ile-de-France, le Sud-Est et l’Est de la France. Il ne faut pas laisser les autres s’engouffrer dans la brèche. » Autrement dit, il faut occuper le terrain.

Car sur son terrain, celui du discount non alimentaire, les concurrents sont légion. Les historiques bien sûr, tels GiFi et la Foir’Fouille, et les nouveaux venus, comme le néerlandais Action, qui, en quatre ans, a réussi l’exploit d’ouvrir 200 magasins en France (LSA n° 2432).

Face à cette déferlante, les recettes de Centrakor paraissent simples : un concept efficace autour de l’équipement de la maison, la pré­sence, souvent, d’une enseigne jumelle appartenant au groupe, Zoé Confetti, positionnée sur les articles de fête, et un système de concession concernant les trois quarts du réseau. Grâce à un ticket d’entrée de 1 100 € par mois, l’investissement de départ n’est pas très élevé pour les nouveaux adhérents. Surtout, s’ils adhèrent à une centrale de référencement commune, ils ont toute latitude pour adapter leur assortiment. Le reste permet à la mayonnaise de prendre : des articles de déco à bas prix qui trouvent preneurs parmi toutes les victimes de la crise.

Des clients de tous horizons

À en croire Olivier Rondolotto, la clientèle de Centrakor s’est considérablement embourgeoisée. « Nous avons des magasins plus beaux pour plaire à une clientèle composée aussi de cadres moyens et supérieurs. »

Les investissements sont à la hauteur, entre 10 à 15 millions d’euros par an. La croissance se fait aussi à l’externe. L’aventure débute en 2004, lorsque Olivier Rondolotto, ancien acheteur pour une société d’import qui fournissait Centrakor, reprend la centrale d’achats qui approvisionne une quarantaine de bazars indépendants. D’où le nom, au passage, « Centrakor ». Trois ans après, il fait grandir le groupe d’un coup en rachetant Malin Plaisir, un réseau sur le même créneau. Puis c’est au tour de X Price, Cosy Cra­zy ou en­core Michigan, de ­tomber dans l’escarcelle de l’enseigne toulousaine. « À chaque fois qu’il y a des opportunités, il faut les saisir et réagir toujours très vite », assure Olivier Rondo­lotto. Jusque-là cantonnée à la périphérie des villes, l’enseigne pourrait bien céder à la tentation du centre-ville. « Ce sera en fonction des opportunités, et sur des superficies de moins de 1 500 m² .» Aller vite, toujours.

En chiffres

  • 450 M € : le CA 2015
  • + 7 % : l’évolutiondu CA en 2016,à périmètre constant
  • 300 : le nombre magasins, dont 247 en concession et 53 en propre
  • 10 à 15 M € : l’investissement annuel

Source : Centrakor

« Nous avons toujours de la demande de la part de nos adhérents. C’est pourquoi nous allons continuer de mailler le territoire, notamment dans les régions d’où nous sommes absents, comme l’Ile-de-France, le Sud-Est et l’Est de la France. »

Olivier Rondolotto, PDG

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Article extrait
du magazine N° 2434

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