Marchés

L'ensemble des viandes françaises, même les plats préparés, ont désormais leur logo

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La signature de Viandes de France, annoncée en grandes pompes hier soir avec les présidents des interprofessions et les trois ministres concernés, intervient tout juste un an après le scandale de la viande de cheval frauduleuse introduite dans des produits à base de bœuf. Tous les produits pourront bénéficier du logo quand ils seront 100% français.

Les logos seront en magasin à compter du mois de mars et seront soutenus par une inforamtion sur le lieu de vente.
Les logos seront en magasin à compter du mois de mars et seront soutenus par une inforamtion sur le lieu de vente.

Déjà un an. Début février, la France découvrait des lasagnes de bœuf... contenant parfois jusqu’à 100 % de viande de cheval ! Et en prime, du cheval non conforme à la consommation. « Deux semaines après la découverte de ce scandale, nous travaillions sur ce projet » se souvient Guillaume Garot, ministre délégué à l'Agroalimentaire.

Né, élevé, abattu et transformé en France

Ce projet, nommé Viandes de France, propose d’indiquer au consommateur, par la voie d’un logo propre à chaque filière, quand le produit carné présenté en linéaires est né, élevé et abattu et transformé en France. Et cela pour l’ensemble des produits carnés, jusqu’aux plats préparés et aux produits de charcuterie.

Cette démarche volontaire est portée par l’ensemble des interprofessions venues hier soir dévoilées leur propre logo. « Cela permet plus de transparence sur toute la chaine alimentaire. L’ensemble des documents pour chaque animal doit petre gardé cinq ans pour pouvoir prouvé où il est passé précisément à chaque étape » détaille Jean-Michel Serre, vice-président d’Inaporc. Le dispositif sera visible dès le mars de mois en rayon. Il sera accompagné d'une information sur le lieu de vente. Ce même mois, une campagne pour la promotion de la volaille commencera aussi dans ce même dessein.

Prix abordables

« Les acteurs de la grande distribution sont favorables à cette démarche, il faut qu’il y ait une prise de conscience de leur part, ils doivent proposer ces produits à des prix abordables », insiste Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture.

Ces logos « vont bien plus loin que la législation européenne, souligne Benoit Hamon, ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire et à la Consommation, c'est un signal car il met au diapason l’ensemble des filières viandes. Nous ferons bientôt bouger les lignes sur d'autres projets concernant  les taux de sucres et de sels dans les boissons rafraichissantes et les produits de charcuterie » a-t-il encore lancé en fin de conférence.

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