Marchés

L’étiquetage nutritionnel de Carrefour fait des remous

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Des scientifiques, médecins, nutritionnistes ont signé aujourd’hui une tribune contre l’étiquetage nutritionnel de Carrefour, qui doit être mis en place avant la fin de l’année sur l’emballage de ses produits à marque.

Des scientifiques et nutritionnistes ont signé une pétition contre l'étiquetage nutritionnel de Carrefour.
Des scientifiques et nutritionnistes ont signé une pétition contre l'étiquetage nutritionnel de Carrefour.

Le débat sur les étiquetages nutritionnels continue de faire rage. Si les industriels vont être obligés de mettre en place des étiquettes spécifiques, comme le prévoit la loi INCO, entre 2014 et 2016 en fonction des denrées alimentaires, les distributeurs s’engouffrent dans la brèche afin de délivrer des informations nutritionnelles sur les fréquences de consommation. Déjà, Intermarché avait mis en place un système de la sorte, Nutripass, avec un code couleur sur sa gamme MDD depuis 2006.

Des critiques dans la forme

Depuis septembre, Carrefour s’est également lancé avec « A quelle fréquence ». Un système avec des pictogrammes, présents sur les produits à marque Carrefour, afin de guider les consommateurs dans la préparation de leurs repas pour une alimentation équilibrée et variée. Si cette initiative pouvait être louable, des scientifiques, nutritionnistes et experts estiment que ce système ne rentre pas dans une démarche de santé publique et ont signé une tribune qui parait aujourd’hui dans le Journal International de Médecine. Selon eux, cette méthode est critiquable à plusieurs égards. Les seuils, messages et formes ont été fixés sans aucune validation scientifique et a été mis en place sans attendre un système unique officiel, validé par les pouvoirs publics. Par ailleurs, le code couleur ne serait pas complet et les messages d’accompagnement du type « prescriptif » n’auraient pas de valeur scientifique et pourraient créer de la confusion dans l’esprit des consommateurs.

Carrefour est sommé de renoncer

Ainsi, ils demandent à Carrefour de renoncer à la mise en place de ce code couleur, inacceptable sur le plan scientifique, et de reprendre ses travaux une fois un système unique validé par les pouvoirs publics. Par ailleurs, ils appellent les parlementaires à voter un principe d’étiquetage nutritionnel unique et simplifié et aux pouvoirs publics de publier le format de ces étiquettes correspondant au système coloriel à 5 couleurs, s’appuyant sur les seuils fixés par l’ANSES.

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