L’Europe du bio reste à cultiver

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Dossier La consommation des produits biologiques dans l’Union européenne est une tendance de fond qui continue de progresser. L’engouement pour cette offre alternative est au rendez-vous, mais on assiste à de fortes disparités en fonction des pays et des contextes économiques plus ou moins difficiles.

De manière générale, et malgré la crise, les ventes de produits bio en Europe se sont maintenues et ont même progressé dans la plupart des pays. Selon les chiffres parus en 2012 de l’Agence bio, la consommation de produits bio dans l’Union européenne a été estimée à 18,5 milliards d’euros en 2010, en progression de 6,2% par rapport à 2009. En revanche, 70% de cette offre est consommée dans quatre pays principaux: l’Allemagne (32%), la France (19%), le Royaume-Uni (11%) et l’Italie (8%).

Il existe, en réalité, de grandes disparités sur le continent. Certains pays comme la France, la Suisse, l’Espagne, l’Allemagne continuent d’enregistrer de belles progressions sur ce segment. En effet, les consommateurs comprennent de plus en plus les bienfaits de cette alimentation sur leur santé, et les récents scandales, comme le « horsegate », n’ont fait qu’accentuer cet intérêt.

Ils sont prêts, malgré la baisse de leur pouvoir d’achat, à allouer un budget plus important sur ce poste de dépense. Et les initiatives de la grande distribution, avec une offre de plus en plus développée et diversifiée, ont également concouru à ce dynamisme. Problèmes conjoncturels et institutionnels En revanche, le Royaume-Uni et la Russie font office de mauvais élèves et ne suivent pas la même tendance que les autres pays européens.

Les ventes des produits bio britanniques déclinent depuis 2009, en raison de la crise financière et, en conséquence, la distribution outre- Manche a réduit la voilure afin de se concentrer sur une offre traditionnelle plus accessible aux consommateurs. En Russie, le problème n’est pas structurel, mais plutôt institutionnel. Le pays ne bénéficie pas encore d’une certification, et les consommateurs russes doivent donc se contenter d’une offre étriquée, avec un niveau de prix très élevé.

Avec un marché du bio estimé à 100 millions de dollars par an, la Russie est donc bien en retard par rapport à d’autres nations, comme l’Allemagne, dont les revenus tirés du commerce de ces produits ont dépassé les 7 milliards d’euros en 2012.

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Article extrait
du magazine N° 2274

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