Marchés

L’heure de la reconquête a sonné pour le saumon

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Malgré les récentes polémiques qui ont terni l’image de qualité du saumon fumé, les fêtes de fin d’année ont été plutôt satisfaisantes pour la filière. Et augurent un avenir meilleur.

En fin d’année, les professionnels du secteur se montraient confiants. Ils revenaient de loin : l’édition 2013 avait été très décevante, avec des volumes en baisse de 8% sur la dernière période de l’année (P13) par rapport à 2012. Mais cette fois, un indicateur alimentait l’espoir : 71% des 1 002 sondés de l’enquête CSA réalisée pour le Syndicat national des industries du saumon et de la truite fumés (STF) déclaraient vouloir consommer du saumon à Noël.

De bons chiffres sont venus confirmer ces attentes. Sur la saison festive – du 8 décembre 2014 au 4 janvier 2015 –, les clients ont répondu présent. Pour le seul saumon fumé, les volumes augmentent de 1,8% (décembre 2014 par rapport à décembre 2013, source : Iri). En valeur, le marché gagne 5,5%.

Ce segment frais a été soutenu par différents acteurs : en plus du travail des marques, des distributeurs comme Carrefour, Système U ou Cora ont beaucoup communiqué sur le produit au moment des fêtes de fin d’année, avec plusieurs vagues de prospectus. Norge, qui promeut le saumon norvégien, a en outre diffusé un spot télé au mois d’octobre. Dernier outil pour soutenir les ventes : l’activité promotionnelle. Celle-ci a été plus forte que les années précédentes, assure-t-on au Syndicat des entreprises du traiteur frais (ETF), « ce qui a permis aux consommateurs de remettre plus facilement le saumon dans leur chariot et de retrouver le réflexe d’en consommer », assure Jacques Trottier, président du groupement. Parmi les marques, le leader Labeyrie se renforce encore et atteint des positions historiques avec 31,5% de part de marché en volume en fin d’année (37,3% en valeur). Mais le marché reste dominé par les MDD qui ont aussi légèrement progressé (41,6% en part de marché volume, soit + 0,3%).

De bons présages

Le saumon fumé revient de loin. Le spectre des polémiques sur la nourriture et la composition du saumon norvégien et le reportage d’Envoyé Spécial diffusé sur France 2 en novembre 2013, jugé « à charge » par la profession, hante encore les esprits… Toutefois, sans crier victoire, les acteurs de la filière se veulent confiants pour 2015. Les signaux de ce retour en grâce sont multiples : Labeyrie assure que ses taux d’écoulement ont été excellents pendant les fêtes. De quoi donner envie aux distributeurs de mettre le produit en avant en 2015.

En parallèle, plusieurs marques se sont associées pour créer un cahier des charges spécifique pour un label « saumon fumé supérieur ». MerAlliance, Delpeyrat et Guyader vont ainsi apposer ce logo sur toute leur gamme à marque. « C’est le moyen de créer un repère en rayon qui indique la qualité », assure Gilles Charpentier, président de l’Association pour la promotion du saumon fumé supérieur et patron de MerAlliance. Ces efforts devraient sans doute payer, car les clients veulent des produits de qualité. En témoigne l’engouement sur des niches telles que l’offre bio ou les saumons sauvages.

 

Nous avons créé un cahier des charges pour le saumon fumé supérieur. Nous voulions un repère de qualité facile à identifier en rayons.

Gilles Charpentier, président de l’Association pour la promotion du saumon fumé supérieur

 

Tarama premium 

En mai, Delpeyrat sort un tarama à base de cabillaud (40%), saumon (20%), noix de Saint-Jacques (18%) et homard (10%). La marque s’appuie sur un soustraitant français dont elle tait pour l’instant le nom.

Bouchées fumées

Armoric (groupe MerAlliance) propose au rayon traiteur de la mer 12 bouchées de poisson fumé (saumon ciboulette et citron ou thon tomate et basilic). Une solution facile pour des apéritifs iodés ! 

Rillettes marines 

La Cancalaise lance des tartinables à base de poisson essentiellement issu de la pêche bretonne. Saint-Jacques, sardines, thon, maquereaux… une dizaine de références sont proposées (de 2,8 € à €).

- 1,4% L’évolution de la saurisserie en valeur, - 2,9% en volume

- 1,9% pour les produits en poids variable en valeur, - 2,7% en volume

L’effet réveillon a fonctionné

Chiffre d’affaires, en M€, et volume de vente pour la période des fêtes (8 décembre au 4 janvier) en 2014 et évolutions, en %, par rapport à 2013

 

 

 

 

 

Les ventes sont en léger retrait pour l’ensemble de 2014, mais la fin de l’année a profité à l’ensemble du marché, la période des fêtes enregistrant de meilleurs scores qu’en 2013.

 

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