L'hygiène-beauté doit-elle se méfier de son apparence ?

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Les cosmétiques ne se bornent pas à la seule esthétique ou à l'hygiène. La bonne santé économique du secteur repose également sur le plaisir éveillé par les crèmes, gels, fards ou autres produits. Les bons résultats de Noël ne trompent pas : le cosmétique se fait cadeau, pour soi ou ses proches. De nos jours, tubes et flacons font office de pêchés mignons. Alors autant y plonger les mains sans craindre pour sa santé.

Avec les discussions réglementaires autour des « sans » (sans parabènes, sans phtalates etc.), l'innocuité des produits devient clairement un argument de vente, au même titre que leur efficacité. Nocivité potentielle reconnue et actée par la nouvelle taxe cosmétique pour le financement de l'Afssaps, aux conséquences aussi symboliques que financières. Certes, le marché était surveillé depuis sept ans, mais désormais, les acteurs, via la Caisse d'assurance maladie, financeront directement cette vigilance, par équité vis-à-vis de l'industrie pharmaceutique. Voilà que le monde de la beauté bénéficie de la même considération que l'industrie du médicament. Après le scandale du Mediator, celui des prothèses PIP, verrait-on poindre une méfiance à l'égard des industriels de la beauté ? L'image du secteur changerait-elle ?

En cas de problèmes, l'exposition des produits auprès du grand public est pharaonique comparée aux médications. De plus, le consommateur demeure le seul juge de l'utilité de ceux-ci. Il ne remet pas ses choix entre les mains de son médecin. La communication de masse autour de la beauté tient ici toute son importance. Et la publicité reste éminemment encadrée en France. Elle le sera d'autant plus avec l'harmonisation européenne de contrôle des allégations et des revendications des produits. Chaque mot est mesuré par crainte de tromper. La vigilance semble donc prendre de l'ampleur autour des cosmétiques, par crainte d'un scandale sanitaire. Peur fondée ou avérée ? Certaines polémiques, comme celle sur les parabènes, sont plus médiatiques que scientifiques. Alors, c'est aux fabricants de rassurer sur leur image et d'anticiper les craintes futures qui pourraient affluer. Même infondées.

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