L'idée reçue : Il n'y a pas d'innovation ni créativité, que de simples « liftings ». FAUX

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Dossier LE PÔLE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT des industriels de l'agroalimentaires bénéficie de moyens de plus en plus importants. MAIS il est vrai que plus d'une innovation sur deux correspond à une évolution de recette ou, plus simplement, de format.

Du sucre qui embaLLe du sucre ce sont des polymères blancs produits à partir de sucre qui constituent 90 % de l’emballage du pack de 1 kg de sucre daddy. cet emballage pourrait à terme se décliner sur les autres produits de la marque daddy.
Du sucre qui embaLLe du sucre ce sont des polymères blancs produits à partir de sucre qui constituent 90 % de l’emballage du pack de 1 kg de sucre daddy. cet emballage pourrait à terme se décliner sur les autres produits de la marque daddy.

Dans le centre de recherche expérimentale de Mondelez International, situé à Reading, en Angleterre, c'est l'effervescence. Les tests en cours portent sur la mise au point d'un chocolat résistant à une température de 35 °C. En cours de finalisation, ce produit ouvre de belles perspectives de développement au groupe, déjà numéro un mondial du chocolat.

 

Le choix de l'efficacité

 

À l'image de Mondelez International, les industriels de l'agroalimentaire consacrent des moyens de plus en plus importants à la R et D. « Cela occupe plus de la moitié de notre temps », explique sans détour Emmanuel Pinteaux, directeur marketing food et corporate chez PepsiCo. Pour autant, l'innovation de rupture, celle qui répond à de nouveaux besoins et qui édicte de nouvelles règles de consommation, reste rare.

Interrogés sur le sujet, les observateurs du marché citent volontiers les capsules de café Nespresso qui ont généré une nouvelle catégorie de produits, y compris en GMS. « Ce type d'innovation reste exceptionnel. On en voit une ou deux au cours d'une décennie », admet un spécialiste du marché. Cela veut-il dire que, finalement, il ne se passe pas grand-chose dans l'industrie agroalimentaire ?

« Une innovation sur deux est en réalité une évolution de recette ou de format. Elle n'est pas forcément très glamour, mais on aurait tort de la négliger, car elle se révèle très efficace », indique Emmanuel Pinteaux. Et de citer volontiers l'exemple du marché des chips dont le chiffre d'affaires a, en l'espace de dix ans, doublé grâce à l'aromatisation.

 

Questions de moyens

 

Une chose est sûre, un certain nombre de règles doivent être respectées. « Les Français, moins que les autres, se montrent prêts à faire des compromis sur le goût et la qualité des produits », poursuit le directeur. Gare aux innovations trop pointues qui n'auraient donc pas d'autre mérite que de vouloir faire parler d'elles sans répondre à l'attente du public. Danone, avec son yaourt Essensis, en sait quelque chose...

Dans tous les cas, l'innovation nécessite de la part des entreprises d'engager d'importants moyens en temps et en argent. À l'image du groupe sucrier Cristal Union qui vient de consacrer cinq ans à la mise au point d'un pack presque 100% végétal pour sa marque Daddy. « Il s'agit d'une innovation de rupture qui va permettre d'économiser 400 tonnes de CO2 par an par million de boîtes produites », détaille Alain Commissaire, directeur général de Cristal Union. Des efforts qui, dans un contexte difficile, ne sont pas à la portée de toutes les entreprises.

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Article extrait
du magazine N° 2297

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