L’Ilec veut un moratoire sur les délais de paiement

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Pour les industriels de la grande consommation, la réponse d’Hervé Novelli est « incompréhensible dans les circonstances actuelles ». Le secrétaire d’Etat à la consommation a rejeté, hier soir, la demande de moratoire sur les délais de paiement, provoquant l’inquiétude des professionnels face aux besoins de trésorerie dont les entreprises vont avoir besoin. Dans un communiqué diffusé vendredi après-midi, l’Ilec (Institut de liaison et d’études des industries de la consommation) indique avoir adressé un courrier au premier ministre, François Fillon, ainsi qu’aux ministres Christine Lagarde et Luc Chatel, à Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée et à Jean-Paul Charié, rapporteur de la LME.
Dans ce courrier, l’Ilec met en avant les graves répercussions qu’aurait, selon lui, la diminution des délais de paiement à 60 jours. « La LME incite à remonter des avantages financiers différés, à l’arrière, vers la facture de marchandises ou le tarif, à l’avant, explique l’Ilec. Ainsi, les fournisseurs sont appelés à accorder plus rapidement les avantages financiers, obtenus au terme de la négociation commerciale, ce qui ne manquera pas de peser sur leur trésorerie. » Conclusion : « Il convient de prononcer sans retard le moratoire, sinon c’est tout l’équilibre instauré par la LME qui sera anéanti. »
Commentant les négociations commerciales en cours, Olivier Desforges, président de l’Ilec, ajoute que, faute de moratoire, « les fournisseurs risquent d’accorder des avantages tarifaires dont la contrepartie sera supprimée. »

 
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